Le lampyre à corselet marqué (Photinus signaticollis), connus sous le nom de luciole sud-américaine, représente un danger pour nos précieux vers de terre, essentiels pour la santé des sols. Ne vous laissez pas séduire par son vol bioluminescent qui évoque la magie des lampyres de nos jardins.
Identité et caractéristiques du lampyre
Originaire d'Amérique du Sud, ce coléoptère appartient à la famille des Lampyridae. Mesurant environ 1,5 cm de long, il a un corps allongé, de couleur gris brun, avec un prothorax plat et marqué par une tache noire mêlée à des nuances rosées. Le dimorphisme sexuel est notable : les mâles présentent deux anneaux lumineux sur leur abdomen, tandis que les femelles en possèdent un seul, plus petit. Malgré cette différence, les deux sexes volent, contraiement aux femelles des vers luisants.
Le lampyre produit des signaux lumineux durant l'été, principalement entre juin et novembre, dans le cadre de parades nuptiales spectaculaires. Après l'accouplement au sol, le vol des femelles est limité par le poids de leurs œufs, mais elles reprennent leurs activités volantes au fur et à mesure de la saison.
Un potentiel envahissant en Europe
Répertorié en Espagne depuis 2018, le lampyre à corselet marqué a probablement traversé l'Atlantique via des importations de plantes exotiques. En France, il a été détecté en 2020 à Maureillas-las-Illas (Pyrénées-Orientales) et a depuis colonisé une grande partie du sud-est, progressant d'environ 10 km par an. Bien que ce rythme ne soit pas alarmant, la situation requiert une surveillance pour anticiper son impact sur la biodiversité locale.
Des recherches menées par des scientifiques, dont Marcel Koken du CNRS, soulignent la rapidité d’expansion de cette espèce. Afin de suivre son développement, l’Observatoire des vers luisants et lucioles incite le public à signaler ses observations à travers un formulaire en ligne.
(crédit photos : Lucas Rubio — inaturalist.org - CC BY 4.0)







