Ce week-end, lors du passage à l'heure d'été, la plupart d'entre nous perdront une heure de sommeil. Toutefois, Laurent Doudet, un horloger basé à Laval, décide de rester à l'heure d'hiver. Ce changement, prévu pour la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, n'affecte pas son activité. Selon Doudet, dans sa boutique, il n'y aura pas de réglages d'horloge à effectuer.
Comment les choses ont changé ! Pour une grande partie de la population, le passage à l'heure d'été ne nécessite même plus l'intervention d'un horloger. La plupart des appareils électroniques se règlent automatiquement et les clients savent l'ajuster eux-mêmes. "Maintenant, avec la technologie, les gens savent remonter leurs montres facilement", explique-t-il, soulignant l'évolution des besoins en horlogerie.
Cependant, pour les horloges publiques, comme celles situées devant les gares ou en plein cœur de la ville, la situation est tout aussi simple. "Nous avons un petit cadran interne qui ajuste automatiquement le cadran extérieur", indique Laurent. Cela simplifie la tâche, rendant le processus quasi automatique.
Pour les sept mois à venir, Doudet continuera à faire fonctionner sa boutique sur la base de l'heure d'hiver. "Si je devais régler toutes mes montres, cela me prendrait trois à quatre jours", avoue-t-il. Avec humour, il admet ne jamais être à l'heure et explique que les horloges de ses vitrines affichent souvent l'heure erronée. C'est une manière unique d'illustrer que même dans le monde moderne, l'artisanat a ses propres règles.
À l'approche du changement, il est clair que malgré les innovations technologiques, le savoir-faire traditionnel de l'horloger a encore sa place. Et pour Doudet, le choix de rester à l'heure d'hiver est à la fois une question de pratique et d'identité. Pour lui, c'est un reflet d'un artisanat qui évolue, mais qui garde des racines bien ancrées.







