Carole D. et sa fille Amélie D. ont été lourdement condamnées par la cour d’assises de Vendée, reçues le 27 mars. La mère a écopé de quinze ans, tandis que la fille a été condamnée à vingt ans de prison pour avoir empoisonné à plusieurs reprises le compagnon d'Amélie, Enrique B., qui a porté plainte dans cette affaire. En outre, Amélie a été reconnue coupable d'une tentative de meurtre pour avoir saboté les freins de la voiture de la victime.
Le procès, qui s'est ouvert le 25 mars, a révélé une tragédie poignante. L'avocate générale a requis des peines maximales, les qualifiant de « projet criminel digne d’un scénario de film » et soulignant leur « volonté de tuer ».
Les faits remontent à 2021, lorsque la jeune femme a avoué avoir servi à son compagnon une tasse de café contenant 30 comprimés d’alprazolam, un anxiolytique. Sa mère a également admis avoir facilité cet empoisonnement en broyant les comprimés. Enrique B., âgé de 42 ans, ne se souvient pas de ce moment tragique.
Les actes criminels n'ont pas cessé avec l’alprazolam ; ils ont continué avec l'utilisation d'aconit, une plante toxique, ajoutée dans un plat de chili con carne. Selon Enrique, il éprouvait des sensations étranges, se décrivant avec des « fourmis dans la bouche » et des frissons, au point de craindre pour sa vie. Une autre tentative d’empoisonnement a impliqué le ricin, trouvé dans un paquet de tabac, mais il ne l'a pas consommé.
Inspirée de « Breaking Bad »
Amélie, en larmes lors de l'annonce du verdict, a confessé aux enquêteurs que ces actes avaient été inspirés par des séries télévisées. L'aconit, par exemple, avait été observé dans la série You, et la manipulation du ricin, dans Breaking Bad.
Carole D. a justifié son comportement en affirmant qu'elle voulait simplement protéger sa fille et lui offrir une « tranquillité » d'esprit. Les deux femmes ont décrit leur relation comme « fusionnelle », une dynamique troublante qui a pu jouer un rôle central dans ces événements tragiques.
Amélie et Enrique ont partagé une relation tumultueuse depuis la fin des années 2010, marquée par des allégations de violences conjugales. Amélie, peintre en carrosserie, a évoqué un environnement professionnel dominé par les hommes, engendrant une « jalousie excessive » de la part de son compagnon. Elle a également reconnu ses propres tendances jalouses et possessives.
Bien que la victime ait soupçonné qu'Amélie veuille récupérer leur maison près de La Roche-sur-Yon, celle-ci a insisté que ce n'était pas le moteur principal de ses actes. En plus des peines de prison, la cour a ordonné un suivi sociojudiciaire de cinq ans pour Amélie.







