Après une journée de travail intense, le tablier du futur pont Anne de Bretagne a été installé avec succès ce mercredi. Les équipes vont maintenant s'atteler à un ajustement minutieux afin de le positionner au millimètre près avant de passer à des travaux plus traditionnels.
Des centaines de curieux se sont regroupés de part et d'autre de la Loire pour suivre l'événement exceptionnel. "Cela rappelle l'excitation d'anciens grands chantiers à Nantes", a partagé Jacqueline, admirant les photos des travaux. "L'esprit maritime de Nantes s'estompe un peu, mais des projets comme celui-ci apportent un souffle nouveau."
Le processus a débuté tôt le matin, vers 6h30, et a duré dix heures, marquant une étape cruciale pour le projet. Des bateaux pousseurs ont transporté la barge supportant les 2.100 tonnes d'acier qui composent le tablier.
Luc-Géry Helle, directeur régional de GTM Ouest, a souligné l'importance de cette étape, déclarant : "Nous allons maintenant entrer dans une phase où le gros oeuvre et les aménagements vont prendre le relais. Avant cela, l'ajustement du tablier sera effectué à l'aide de vérins hydrauliques et des haubans que nous pourrons tendre ou détendre si nécessaire."
Les prochaines étapes, bien que moins spectaculaires, sont tout aussi fondamentales. Deux plateformes seront construites de chaque côté de la Loire pour accueillir des grues qui vont compléter cette structure. "À la manière d'un mécano, nous allons positionner 340 blocs de béton à chaque extrémité du pont, avec des travaux prévus à partir d'avril", a précisé Thomas Quéro, adjoint aux projets urbains.
La date d'ouverture du pont, le plus large d'Europe, reste fixée à la fin de l'année 2027. D'ici là, les travaux de raccordement des réseaux et la préparation de l'ancien pont Anne de Bretagne seront effectués. Ce dernier sera démoli seulement après que le nouveau pont soit accessible aux Nantais. Luc-Géry Helle anticipe un travail intense à venir, crucial pour le développement des infrastructures de Nantes.







