Les nappes phréatiques en Mayenne atteignent des sommets inégalés en mars 2026. Ce phénomène, attribué aux précipitations abondantes de février, a été documenté par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) des Pays de la Loire, qui souligne que ces niveaux n'ont jamais été observés depuis le début des mesures.
Les pluies de février 2026 ont significativement impacté la recharge des nappes. Le mois a été marqué par des journées de pluie intense, atteignant en moyenne plus de 300 millimètres d'eau prévus par Météo France pour l'hiver 2025/2026. Selon les données, les nappes n'ont jamais été aussi hautes que maintenant.
Pierre Chrétien, hydrogéologue au BRGM, exprime son étonnement : "Les niveaux observés au mois de février sur les piézomètres sont les plus élevés jamais enregistrés, même pour un mois de février. À Ernée, par exemple, le niveau de la nappe atteint des profondeurs surprenantes, mais reste encore éloigné de la surface à douze mètres."
Une situation favorable pour les prochains mois
L'hydrogéologue précise que, bien que la situation soit encourageante, il reste prudent : "Il est essentiel de noter que ces mesures sont relativement nouvelles. Vingt ans d'observation, c'est court face aux données historiques sur les débits des rivières et les données climatologiques".
Bien que les niveaux actuels soient prometteurs pour l'approvisionnement en eau, ils ne garantissent pas l'absence de sécheresse cet été. En effet, la préfecture avait imposé, comme les années précédentes, des restrictions d'eau en 2025. Pierre Chrétien avertit : "Les nappes sont très réactives ; un printemps sec pourrait rapidement faire chuter les niveaux".
Les nappes phréatiques jouent un rôle crucial pour l'approvisionnement en eau des cours d'eau, la production d'eau potable et l'irrigation des cultures. Leur état actuel pourrait offrir un souffle d'optimisme pour les mois à venir, même si la vigilance reste de mise.







