Dans la nuit du 23 mars, à 5 heures du matin, un bruit sourd résonne dans la rue Aristide Briand, plongeant les habitants dans l'inquiétude. Un segment de la corniche du bâtiment numéro 7, mesurant près de deux mètres, s'est effondré. Les pompiers, présents sur les lieux pour sécuriser l'environnement, ont également jugé nécessaire de retirer un autre morceau de 80 centimètres situé au numéro 9, menaçant lui aussi de tomber. Conséquemment, huit locataires se voient relogés et trois commerces fermés jusqu'à nouvel ordre, dans l'attente d'une expertise approfondie pour comprendre les raisons de cet effondrement.
Un expert devrait arriver sur place dans les 48 heures
Des barrières de sécurité ont été installées sur une longueur d'une dizaine de mètres au début de la rue, qui restera fermée à la circulation pour au moins une semaine. Face à cette situation, les passants expriment leur anxiété. Joëlle et Gisèle, deux habitantes, témoignent : "Évidemment, ça nous fait drôle et ça nous fait peur si on en reçoit un sur la tête. On ne va plus oser venir en ville. La ville devient vieille, ça manque d'entretien". Une commerçante voisine partage également ses craintes : "Ça nous fait peur. Les autres commerces attendent l'expert, et la perspective d'une perte de chiffre d'affaires les préoccupe."
Ce révélateur de fragilité architecturale évoque des précédents, dont un incident survenu à l'été 2025, où un immeuble avait failli s'effondrer au 130e régiment d'infanterie. "Le centre-ville, avec ses bâtiments anciens construits selon des méthodes d'époque, souffre d'un manque de visibilité sur leur état. Un entretien régulier est crucial", souligne Oriane Guivarch, directrice de l'aménagement de Mayenne.
Le maire de la commune, Adrien Mottais, insiste également sur l'importance de la responsabilité des propriétaires : "Le Plan Local d'Urbanisme prévoit une surveillance de ce patrimoine. Je souhaite réactiver ce dispositif afin d'évaluer les risques et fragilités de ces infrastructures, et garantir la sécurité de nos concitoyens".







