Avec un nombre considérable de victoires au second tour des municipales, le Rassemblement national (RN) se réjouit d'une "percée historique". Néanmoins, le parti de Marine Le Pen continue de faire face à des obstacles dans les grandes métropoles comme Toulon, Nîmes ou Marseille.
À 22 heures, Marine Le Pen se dit satisfaite, affirmant avoir passé "une très bonne soirée". Les échecs passés semblent loin, le RN annonçant, devant les caméras de France 2, une "foison de petites et moyennes villes" gagnées.
La semaine dernière, le RN avait déjà doublé le nombre de maires élus au premier tour, avec 24 nouvelles communes conquises. Parmi elles, des réélections remarquables comme celle de Louis Aliot à Perpignan. Au total, le RN a multiplié par six ou sept son nombre de maires, s'apprêtant à envoyer "des milliers de conseillers municipaux" dans les collectivités à travers le pays, se félicite Marine Le Pen.
Parmi les succèss notables, des candidats du RN s'imposent à Carcassonne et Castres, ainsi que dans sa zone de prédilection de l'arc méditerranéen, allant d'Agde à Menton, tout en passant par La-Seyne-sur-Mer.
La tendance se confirme également plus au nord, comme à Tarascon et Bagnols-sur-Cèze, où le RN a remporté des municipalités clés, y compris à Orange, où il a renversé Jacques Bompard, ancien allié.
D'un point de vue symbolique, la victoire à Carpentras est significative, étant souvent associée, à tort, au passé controversé du RN.
- Une percée, mais des déceptions -
Dans d'autres régions, comme le Pas-de-Calais, le RN enregistre des résultats favorables, pénétrant même des bastions socialistes comme Liévin. Certaines municipalités en Lorraine et dans le Loiret ont également vu des victoires.
Jordan Bardella, le président du parti, souligne que le RN a réalisé "la plus grande percée de son histoire". "Jamais le RN et ses alliés n'ont compté autant d'élus" sur le sol français, mentionnant également les succès d'autres formations, comme celle d'Éric Ciotti à Nice.
Des porte-paroles du RN, tels que Sébastien Chenu et Jean-Philippe Tanguy, se réjouissent du résultat, évoquant une "moisson incroyable" et une "grande vague". Malgré cela, des déceptions persistent dans les grandes villes. Par exemple, à Toulon, une avance au premier tour n’a pas suffi pour décrocher la mairie, tout comme à Nîmes et Marseille, où les candidats RN n'ont pas réussi à s'imposer.
Laurent Jacobelli, sur France 2, reconnait ces revers, expliquant que la droite parlementaire a préféré soutenir des candidats de gauche plutôt que le RN, ce qui aurait contribué à ces pertes.







