Le 19 mars, une dizaine de lycées marseillais se sont mobilisés pour protester contre la drastique diminution de leur dotation horaire globale (DHG). Cette réduction, qui va entraîner une diminution notable du nombre d’heures de cours pour le prochain semestre, est principalement due à une baisse démographique observée dans la région.
Deux établissements ont particulièrement attiré l'attention des forces de l'ordre en raison d'incidents : devant le lycée Marie-Curie (5e), des CRS et marins-pompiers de Marseille ont dû éteindre plusieurs trottinettes électriques en flammes, ajoutées à des déchets en feu. À midi, un autre feu a nécessité l'intervention des pompiers devant le lycée Périer (8e).
Les mobilisations ont été reported sans dégradations dans d’autres établissements comme Montgrand (6e) ou César-Baldaccini (7e). Cependant, devant le lycée Jean-Perrin (10e), une trentaine d’enseignants ayant répondu à l'appel de Force ouvrière ont distribué des tracts pour sensibiliser sur la perte de 121 heures de cours pour leurs élèves. Ils ont également exprimé leur inquiétude face à la suppression d’une classe de Première générale, ainsi que des heures dites dédoublées qui permettent un temps d’accompagnement amélioré pour les élèves.
« On a l’impression d’être dans un petit amphithéâtre lors des cours », témoigne une professeure de langues, soulevant des préoccupations sur la surcharge des classes et les difficultés d’évaluation qui en découlent. Selon La Provence, cette situation pourrait avoir des répercussions significatives sur la qualité de l'enseignement dispensé dans la région.







