Grève à Climb Up : les salariés d'Aubervilliers expriment leur colère

Les salariés de Climb Up à Aubervilliers montrent leur mécontentement ce mercredi.
Grève à Climb Up : les salariés d'Aubervilliers expriment leur colère
Aubervilliers, ce mercredi. Le piquet de grève à l'entrée de la salle d'escalade Climb Up. DR

Ce mercredi, des employés de Climb Up, la plus vaste salle d’escalade de France, ont manifesté leur mécontentement avec des banderoles et des affiches à l'entrée. Ce piquet de grève s'inscrit dans un mouvement de contestation plus large.

L’équipe de cette célèbre salle d’escalade, qui avait fait sensation en 2022 en devenant la plus grande salle de son genre au monde, s’oppose aux conditions de travail jugées insatisfaisantes. Le personnel a décidé de maintenir son piquet de grève ce 18 mars, soulignant que leur situation est devenue intenable.

Aubervilliers a fait office de pionnier l'an dernier avec une des premières grèves de ce secteur de loisirs en plein essor, qui a connu une croissance rapide suivie d'un ralentissement. Cette fois, le mouvement a pris son essor à Angers, dans le Maine-et-Loire, avec une volonté de rassembler un maximum de salles sous cette revendication collective.

La direction du groupe a réagi rapidement, poussant la FERC-CGT à annoncer une suspension temporaire de la grève suite à des propositions discutées lors du comité social et économique. Une des principales nouvelles est la démission de François Charpy, le directeur général de Climb Up depuis un an. En réponse à notre demande, le groupe a choisi de ne pas commenter davantage.

« Ce sont des miettes »

La CGT a noté que les jours de fractionnement seront maintenus, que les prochaines primes d’équipe seront revalorisées, et qu’un dialogue social amélioré sera mis en place, comprenant des réunions bimensuelles avec les responsables des salles. Pourtant, pour les manifestants d'Aubervilliers, toutes ces mesures ne suffisent pas. « Ce sont des miettes », a déclaré l’un d’eux. « Nous n’avons pas été conviés aux décisions, nous sommes en bas de l’échelle et pourtant c'est nous qui alimentons les salles. »

Malgré la suspension de la grève, les équipes d’Aubervilliers ont maintenu leur piquet de grève, où les panneaux et banderoles étaient bien visibles, sans toutefois perturber les grimpeurs accédant à la salle normalement. La FERC-CGT a averti que cette suspension ne signifie pas abandon, et a exprimé son espoir de voir la direction écouter les préoccupations de ceux qui font vivre cette entreprise.

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