Le futur porte-avions s'appellera 'France Libre'

Emmanuel Macron révèle le nom du futur porte-avions : un hommage à la résistance française.
Le futur porte-avions s'appellera 'France Libre'
©NICOLAS TUCAT, AFP - Le porte-avions français Charles-de-Gaulle, le 5 juin 2021 à Toulon

'Puissance, indépendance, résistance' : c'est sous ce slogan que le futur porte-avions français, successeur du Charles de Gaulle prévu pour 2038, a été baptisé 'France Libre'. Ce nom, dévoilé par Emmanuel Macron, rend hommage à l'esprit de résistance incarné par le général de Gaulle lors de la Seconde Guerre mondiale.

Le chef de l'État a affirmé que 'l'esprit français' est marqué par une volonté inébranlable de liberté, notamment face à l'Occupation allemande. 'Pour rester libres, il nous faut être craints. Pour être craints, il nous faut être puissants', a-t-il souligné en présentant la maquette du futur géant maritime, tandis que la France augmente son budget militaire, le doublant en dix ans.

La construction de ce nouveau porte-avions de dernière génération, dont le projet a été lancé en 2018, a été concrétisée en décembre dernier. Emmanuel Macron a opté pour une appellation inédite, rompant avec la tradition de nommer ces navires d'après des figures politiques ou militaires célèbres, telles que Charles de Gaulle ou Georges Clemenceau.

Avec un investissement de 10 milliards d'euros étalé sur vingt ans, ce porte-avions surprend par ses dimensions spectaculaires. Mesurant 310 mètres de long et pesant 80 000 tonnes, il sera propulsé par deux réacteurs nucléaires, représentant un tonnage 1,8 fois supérieur au Charles de Gaulle. 'Ces chiffres expriment notre ambition', a précisé Macron.

En ce moment, le Charles de Gaulle est déployé en Méditerranée orientale, alors que la France reste vigilante face à divers conflits en cours. Ce nouveau chantier s'inscrit dans une série d'initiatives visant à renforcer la défense nationale, comme l'indique le discours récent de Macron sur la dissuasion nucléaire et l'arsenal français, en collaboration avec plusieurs pays européens.

Actuellement, seuls deux pays disposent de porte-avions nucléaires : les États-Unis et la France. Alors que des pays comme la Chine et l'Inde ont recours à des porte-avions à propulsion classique, les autres nations comme le Royaume-Uni privilégient des modèles à décollage vertical, souvent moins efficaces.

Macron a également insisté sur la nécessité d'adopter rapidement une rallonge budgétaire à la loi de programmation militaire, préconisant une augmentation de 36 milliards d'euros d'ici 2030 afin de soutenir les forces armées françaises.

L'accent a été mis sur une indépendance européenne accrue dans le domaine de la défense, incitant les pays de l'UE à investir davantage dans leurs propres capacités au lieu d'acheter aux États-Unis. 'Nous devons encourager plus de financements privés', a affirmé le président français.

Face à un monde en mutation rapide, Emmanuel Macron a demandé aux industriels de la défense d'accélérer le rythme d'innovation et de production, soulignant le besoin d'une flexibilité accrue pour répondre aux nouveaux défis militaires, notamment ceux posés par les guerres en Ukraine et au Moyen-Orient.

Le futur porte-avions sera doté d'une capacité unique permettant de catapulter et de récupérer des avions simultanément, augmentant ainsi son efficacité opérationnelle. Avec trois rails de lancement au lieu de deux, sa capacité d’envol de 40 aéronefs sera maximisée.

Cependant, une dépendance subsiste en ce qui concerne la technologie des futures catapultes, qui sera fournie par l'américain General Atomics, ce qui représente une vulnérabilité dans un contexte de tensions géopolitiques accrues.

Prévu pour être évolutif, le porte-avions sera capable d'accueillir non seulement des avions, mais aussi des drones, une nécessité apparente face aux évolutions du paysage militaire global. Plus de 200 métiers industriels et 800 entreprises seront mobilisés pour mener à bien cette ambitieuse construction.

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