Le tribunal correctionnel de Paris a infligé une peine de quatre ans de prison, dont 18 mois fermes, à l'ancien sénateur de Loire-Atlantique, Joël Guerriau, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso dans l'intention de lui porter atteinte. Ce jugement a été rendu le 27 janvier, à l'issue de deux jours d'audience.
La décision du tribunal a affirmé que l'acte n'était pas le fruit du hasard. En effet, les juges ont clairement établi que Guerriau avait sciemment administré une substance à Josso, comme l'atteste Ouest-France.
Le président du tribunal a également ordonné un mandat de dépôt avec effet différé, mais sans exécution immédiate. En annonçant son intention de faire appel via son avocat Henri Carpentier, Guerriau suspends ainsi l'application de cette mesure, lui permettant d'éviter la détention avant le procès en appel.
Dans ce contexte difficile, Sandrine Josso a exprimé un soulagement palpable, se disant « heureuse d'avoir été crue », selon ses déclarations à Le Monde. Cette affaire a non seulement des implications juridiques, mais elle soulève également des questions sur la sécurité et le respect des femmes dans le milieu politique.
Les juristes s'interrogent sur les suites possibles de cet appel et le climat qui règne actuellement dans la sphère politique française. La question de la confiance dans les institutions démocratiques est plus que jamais d'actualité.
Alors que la députée se prépare à affronter un nouveau chapitre de cette affaire en appel, l'attention du public reste rivée sur les répercussions de ce cas sur la perception de la justice en matière de violence sexuelle.







