Dans une affaire préoccupante, plusieurs éducateurs d’un centre éducatif fermé (CEF) du Tarn-et-Garonne ont été placés en garde à vue le mardi 27 janvier 2026. Cette mesure a été prise dans le cadre d’une enquête pour violences aggravées sur des mineurs, selon une source proche de l’enquête, rapportée par l’Agence France-Presse (AFP).
Six membres du personnel du CEF de Saint-Paul-d’Espis ont été interpellés dès l’aube, tandis que deux autres éducateurs sont attendus pour être entendus dans l’après-midi. Cette série d’interpellations fait suite à des allégations inquiétantes de mauvais traitements rapportées par des mineurs résident dans ce centre, ainsi que par des éducateurs stagiaires.
Les autorités judiciaires, soutenues par les gendarmes, ont également procédé à des perquisitions au sein de l’établissement, saisissant des ordinateurs et des téléphones portables pour soutenir leur enquête. Selon les déclarations de la Dépêche du Midi, ces mesures visent à corroborer les témoignages recueillis.
Pour faciliter le travail des enquêteurs, un arrêté de fermeture temporaire du centre a été pris par le préfet du Tarn-et-Garonne, Vincent Roberti, qui a précisé que neuf mineurs avaient été transférés vers d'autres établissements sécurisés de la région Occitanie.
Ce dernier souligne que ces mesures de transfert visent à assurer la sécurité et le bien-être des jeunes concernés. Le centre éducatif fermé, lequel est censé offrir une alternative à l'incarcération, est destiné aux adolescents de 13 à 16 ans, leur fournissant un cadre éducatif et psychologique. Toutefois, cette affaire met en lumière des pratiques potentiellement dérangeantes au sein d'institutions ayant pour mission de protéger et aider les jeunes délinquants.
Les autorités judiciaires ont par ailleurs lancé un signalement au procureur de Montauban par le biais d'un article 40, indiquant une volonté de transparence et d'action rapide face à cette situation alarmante. Alors que l'enquête se poursuit, les réactions dans le milieu éducatif et politique ne tarderont pas à se faire entendre, avec des experts soulignant l'urgence d'améliorer les conditions de prise en charge des jeunes vulnérables en France.







