Le 19 janvier, deux habitants de La Chapelle-Glain, près de Châteaubriant, ont dû recevoir des soins d'urgence à l'hôpital après avoir subi une intoxication au monoxyde de carbone. Le capitaine Stéphane Grasset, responsable des actions citoyennes au Service départemental d’incendie et de secours de Loire-Atlantique, partage des conseils précieux pour limiter ces risques.
Qu'est-ce que le monoxyde de carbone ?
Ce gaz incolore et inodore provient d'une combustion incomplète et peut être extrêmement dangereux. En se fixant aux hémoglobines, il empêche la bonne circulation de l'oxygène dans le sang, entraînant intoxication et, dans les cas graves, décès.
Quels symptômes peuvent alerter ?
Les premiers signes d'une intoxication incluent des maux de tête, des nausées et des vomissements. Si ces symptômes apparaissent, il faut agir rapidement.
Comment se protéger ?
Il est essentiel d'être attentif à l'état de fonctionnement de vos équipements ménagers. Pensez à vérifier si un appareil à gaz a été utilisé ou si le foyer d'une cheminée est resté ouvert longtemps. En cas de doute, il est recommandé de couper les appareils concernés, aérer les lieux, et évacuer les personnes présentes. Contacter le 15 pour des conseils médicaux est également une bonne initiative.
Les pompiers pourront ensuite se rendre sur place pour arrêter les installations en cause et ventiler les espaces. Ils vérifieront également la présence éventuelle de monoxyde de carbone dans l'air. En cas de risque, un technicien GRDF pourrait être sollicité.
Vérifications essentielles
Assurez-vous que vos installations de gaz soient contrôlées chaque année. Bien que le détecteur de monoxyde de carbone ne soit pas encore obligatoire, son installation est fortement conseillée et coûte généralement entre 10 et 15 euros. Un petit investissement qui peut sauver des vies.
En suivant ces recommandations, vous pourrez préserver votre sécurité et celle de vos proches face à ce gaz silencieux mais redoutable.







