Récemment condamnée en appel, Kassandra M. a de nouveau comparu devant le tribunal de Versailles. À 24 ans, cette détenue fait face à des accusations de tentative de corruption d'une surveillante pénitentiaire dans le but d'obtenir un téléphone portable.
Kassandra n'est pas une inconnue des magistrats versaillais. En janvier 2026, la cour d'appel de Versailles a confirmé les sévères peines infligées, à elle et son compagnon, suite à une agression survenue l'été dernier à Meulan. En effet, un père de famille, accompagné de sa fille à un concert, a subi une attaque brutale de la part du couple, motivée par une jupe jugée trop courte. La vidéo des faits montre leur violence, avec des coups de poing et des menaces de racket.
Deux condamnations coup sur coup
La gravité des actes a entraîné des peines sévères, avec Mohamed, le compagnon, écopant de huit ans de prison, tandis que Kassandra a été condamnée à cinq ans, dont 15 mois avec sursis. Cependant, sa comparution récente était liée à des faits distincts, notamment une tentative de corruption sur deux occasions.
Le 1er octobre, une surveillante a signalé que Kassandra avait tenté de lui proposer de l'argent en échange d'un téléphone alors qu'elle se trouvait en détention. La détenue, à bout, a déclaré : "Je vais craquer" et a exprimé ses besoins d'être en contact avec sa famille, ajoutant qu'elle avait reconnu ses erreurs après sa première condamnation.
“La corruption est un poison dans les prisons”
Lors de son interrogatoire, Kassandra a reconnu avoir agi sous le coup de l'émotion suite à ses lourdes condamnations. Le procureur a mis en avant son comportement de “meneuse”, vantant des mécanismes de corruption qui créent un climat dangereux en milieu carcéral. “La corruption est un poison dans les prisons”, a-t-il insisté, soulignant que la situation s'est aggravée sous l'influence de trafiquants. Cela a poussé le gouvernement à établir des prisons de haute sécurité.
Finalement, le tribunal, après délibérations, a suivi les réquisitions du parquet, infligeant à Kassandra M. une nouvelle peine d'un an de prison avec maintien en détention. Cette affaire met en lumière les problématiques complexes de sécurité et d'intégrité au sein des établissements pénitentiaires en France.







