Ce jeudi 22 janvier 2026, un mouvement national de débrayage secoue le Crédit agricole, avec une forte implication des salariés à Laval, en Mayenne. Devant le siège de la banque, environ une vingtaine de personnes manifestent leur mécontentement, pointant du doigt une surcharge de travail ainsi qu'une revalorisation salariale jugée insuffisante.
Catherine Paumard, représentante de l'Unsa, explique que la situation n'est pas nouvelle : Un mécontentement gronde depuis plusieurs années au Crédit agricole. Les mouvements de grève sont très rares chez nous.
Les craintes sont partagées, notamment la peur de la disparition d’emplois à cause de l'intelligence artificielle, un sujet de préoccupation croissant selon des employés.
À l'invitation de l'intersyndicale, tous les salariés du groupe étaient appelés à débrayer au moins deux heures. À Laval, ce rassemblement a lieu boulevard Lucien-Daniel, montrant un front uni face à la direction.
Une revalorisation « insuffisante »
Manuella Seauveau, du Sneca, évoque des suppressions de postes éventuelles
à l'horizon, alors que les caisses régionales s'engagent dans une réorganisation. Franck Després, de Sud, ne mâche pas ses mots : La proposition d'augmentation de 0,44 % de nos salaires est insuffisante. Or, la situation financière du groupe est bonne.
Cela soulève des questions sur les priorités de la direction.
Julien Hamelin, représentant de la CGT, renchérit en signalant la pression accrue sur les salariés : Il y a aussi une problématique au niveau des augmentations drastiques des objectifs commerciaux.
Ce climat de tension pourrait amener à une intensification des mobilisations si les demandes ne sont pas prises en compte, comme l'indiquent plusieurs analystes du secteur.
Des observateurs notent que l'insatisfaction grandissante des employés pourrait s'inscrire dans une tendance plus large dans le secteur bancaire, où les pressions économiques et les défis liés à la technologie exacerbent les préoccupations des travailleurs.







