La Marche pour la vie, prévue le 18 janvier à Paris, s'annonce comme un événement crucial dans le débat sur l'euthanasie, un sujet qui suscite des opinions fortement divisées au sein de la société française. Guillaume de Thieulloy, président du mouvement, appelle à une mobilisation large pour défendre la dignité humaine.
Cette année, le slogan de la manifestation, « Et si la dignité, c’était de protéger la vie ? », reflète l'engagement des organisateurs à promouvoir une vision de la vie humaine qui s'étend de sa conception jusqu'à sa mort naturelle. En réaction aux partisans de l'euthanasie, de Thieulloy souligne que le concept de dignité ne devrait pas se réduire à des critères souvent déterminés par des individus bien-portants, laissant de côté les personnes âgées ou handicapées.
« Nous faisons face à un véritable changement de paradigme », dit-il, « admettre que la mort peut être considérée comme un soin, c’est accepter que l’on puisse décider qui mérite de vivre et qui ne le mérite pas. » Cela, avertit-il, pourrait mener à un climat de méfiance généralisé, où les relations entre patients et médecins seraient irrémédiablement altérées. Une préoccupation partagée par des experts dans le domaine de l'éthique médicale, qui mettent en garde contre les conséquences sociales d'une légalisation de l'euthanasie.
La question de l'euthanasie est loin d'être un enjeu isolé. Selon des études récentes publiées dans *Le Figaro*, une majorité de la population française reste attachée à la défense de la vie, souhaitant éviter que des pressions sur les patients vulnérables ne deviennent la norme. La Marche pour la vie vise ainsi à rassembler ceux qui croient en la protection des droits fondamentaux, y compris la vie, face à un contexte où le sujet de l'euthanasie est abordé avec une légèreté préoccupante.
Au-delà du simple rassemblement, cet événement reflète une volonté d'expression face aux législateurs. Comme le souligne de Thieulloy, “ne rien faire face à l’euthanasie, c’est se rendre complice”. La mobilisation est donc aussi un appel à engendrer une prise de conscience parmi les responsables politiques, surtout à l'approche des discussions au Sénat.
En participant à la marche, les manifestants d'affirmer qu’ils ne partagent pas une vision utilitariste de la vie humaine qui met en avant des considérations matérielles au détriment des valeurs intrinsèques de la dignité. Des figures importantes, y compris Monseigneur Rey et des représentants d'autres confessions, offriront leur témoignage, soulignant l'universalité de cette lutte.
En conclusion, alors que la question de l'euthanasie est en passe d'être débattue au Sénat, la Marche pour la vie pourrait bien représenter un moment décisif dans la lutte pour la préservation de la dignité humaine et la protection de la vie. Si l'adoption d'une loi tendant vers l'euthanasie semble inévitable pour certains, nombreux sont ceux qui estiment qu'une action collective peut faire pencher la balance vers une approche plus respectueuse de la vie.







