Jean-Philippe Dogneton, directeur général de la Macif, estime qu'une récente taxation sur les mutuelles de 2,05% est problématique. En effet, cette mesure, adoptée par les députés, interdit à la Macif de transmettre cette charge additionnelle à ses assurés, malgré l'augmentation inévitable des coûts de santé.
La Macif, comme d'autres acteurs du secteur, se retrouve ainsi confrontée à une inflation des prix de la santé évaluée entre 4,5% et 5% due au vieillissement de la population et à l'augmentation des maladies chroniques. Dogneton souligne que ces hausses tarifaires sont la résultante d'une période difficile, où la gestion des coûts devient cruciale pour garantir la pérennité des mutuelles.
« Nous faisons face à un faux procès. Les mutuelles ne sont pas responsables de la hausse des coûts médicaux », insiste-t-il, tout en appelant à une réflexion plus large sur la manière de gérer les dépenses de santé. Des experts, comme Les Échos, soutiennent que la gestion des mutuelles doit également prendre en compte une réforme structurelle pour minimiser les impacts financiers sur les assurés.
Dans ce contexte, la Macif cherche à maintenir le dialogue avec les autorités pour trouver des solutions durables qui allègeraient le fardeau financier des cotisants. Dogneton rappelle également que les mutuelles jouent un rôle clé dans l'accès aux soins pour tous et qu'une taxation supplémentaire pourrait nuire à cette mission essentielle.







