Après quatre fusillades mortelles en un peu plus d’un mois, la tension monte à Nantes. Face à cette situation alarmante, les policiers municipaux, sous l'égide de Force ouvrière, annoncent une grève le 12 juin pour exiger le droit de porter une arme à feu.
Des incidents tragiques tels que ces quatre fusillades ont incité les forces de l’ordre à exprimer leur inquiétude quant à leur sécurité. Dans un tract partagé par nos confrères du Figaro, le syndicat décrit ce qu'il appelle « une victime de plus, les tirs de trop » et appelle à une réévaluation des équipements actuels des agents.
Bien que les policiers soient déjà équipés de gilets pare-balles, de pistolets à impulsion électrique et d'autres outils de sécurité, ils réclament l’accès à une arme de poing, à condition de suivre une formation adéquate. Céline Pérémarty, déléguée FO, a été citée par Le Figaro : « Les risques encourus sur le terrain ne cessent d'augmenter. » La délinquance liée au narcotrafic, en forte recrudescence, expose les agents à des situations dangereuses, même lors d'interventions ordinaires.
Quatre homicides en quelques semaines
Cette mobilisation survient dans un contexte de flambée de violence à Nantes. Le dernier homicide a eu lieu le 4 juin dans le quartier de Bottière, lorsqu’un jeune homme d’une vingtaine d’années a perdu la vie lors d'une attaque armée par des individus à moto. Cette tragédie porte à quatre le nombre d'homicides dans l'agglomération nantaise, incidents souvent liés aux rivalités autour du trafic de drogue.
Les autorités judiciaires, rapportant une interpellation récente d'un suspect participant à ces événements, soulignent la menace persistante que représente le trafic de drogues. Ce suspect, armé d’un pistolet-mitrailleur, a été arrêté quelques heures avant la fusillade, illustrant ainsi l'urgence de la situation.
Les syndicats reçus à la mairie
En réponse aux préoccupations des syndicats, la maire de Nantes, Johanna Rolland, a maintenu sa position. Elle a affirmé, lors d'une interview sur Public Sénat, qu'il était crucial de concentrer les efforts sur le démantèlement des réseaux de narcotrafic et a demandé une « mobilisation totale de l'État » pour faire face à ce fléau. La mairie a aussi annoncé qu'elle continuerait à dialoguer avec les représentants syndicaux.
Céline Pérémarty, tout en défendant la nécessité d’un armement, a déclaré : « L'arme ne sert pas uniquement à lutter contre le narcotrafic, mais aussi à assurer notre sécurité et celle du public face à des situations imprévisibles. » Les syndicats insistent sur le fait que l'élargissement des zones de trafic a rendu le travail des forces de l'ordre de plus en plus périlleux, exposant les agents à des individus armés dans plusieurs nouveaux quartiers.







