Un "match nul" peut-être. Après les élections du 7 juin, les résultats préliminaires révèlent une compétition acharnée entre deux candidats : Roberto Sánchez, représentant de la gauche, et Keiko Fujimori, figure de l’extrême droite. Le quotidien péruvien Correo souligne la tension palpable dans le pays, où chaque vote se révèle crucial pour départager les deux candidats.

Selon les projections effectuées par des agences de sondage indépendant, Sánchez s’affirme en tête avec une avance minime de 0,28 à 0,6 point sur Fujimori, créant un suspense insoutenable. Néanmoins, d'autres estimations favorisent également Fujimori, héritière d’un passé controversé lié à son père, l’ancien dictateur Alberto Fujimori. Comme le note Correo, le pays vit des moments d'angoisse, semble au bord d'un "infarctus" politique.

Les choix des électeurs sont teintés d’oppositions fortes. Keiko Fujimori, qui se présente pour la quatrième fois, prône le "retour de l'ordre", suscitant des inquiétudes sur un potentiel virage autoritaire dans un contexte marqué par une montée de la criminalité, notamment des extorsions. La candidate a notamment remporté la capitale, Lima, avec plus de 63 % des suffrages. À l’opposé, Sánchez, psychologue formé dans les universités péruviennes, s’affiche comme le successeur de l’ancien président de gauche Pedro Castillo, et s'est imposé dans les zones rurales et montagneuses.

Alors que près de 93 % des bureaux de vote ont été dépouillés, Fujimori s'affirme à 50,1 % des voix contre 49,9 % pour Sánchez. Cependant, le décompte des votes urbains est achevé alors que celui des zones rurales, traditionnellement favorables à Sánchez, demeure en cours.

Bien que les résultats préliminaires laissent entrevoir un vainqueur imminent, la validation officielle des résultats pourrait ne pas intervenir avant juillet, à la suite d’un nouveau dépouillement et des possibles contestations, préviennent les autorités électorales.