Co-signée par plus de cent députés, la proposition de loi vise à lutter contre les violences faites aux femmes et aux enfants, en touchant tous les secteurs de la société.
Suite à l'affaire Lyhanna, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a exigé, lundi 8 juin 2026, que le gouvernement prenne des mesures pour inscrire cette loi transpartisane à l'ordre du jour des prochaines sessions parlementaires. Rappelant que « huit lois majeures » avaient été adoptées récemment, elle a souligné que les « 247 recommandations » issues des enquêtes parlementaires précédentes n'avaient que faiblement été mises en pratique, déclarant ainsi que « le temps où nos rapports servent à caler des étagères est terminé ».
Lors d'une conférence de presse relayée par LCP, la députée socialiste Céline Thiébault-Martinez a présenté une proposition de loi comprenant 79 articles, promettant une réponse globale face aux avancées fragmentées que la France a connues jusqu'à présent.
« Une défaillance systémique »
Cette proposition de loi, déposée le 2 décembre 2025, aborde divers axes réformateurs, de la police et de la justice à la santé et au monde du travail, dans un effort pour mieux protéger les victimes. Le député Liot David Taupiac a parlé d'une « défaillance systémique » dans le système judiciaire, tandis que la députée Modem Maud Petit a souligné l'ampleur des problèmes rencontrés par les enfants, appelant à un « Grenelle de la protection des mineurs » avant l'année prochaine.
Du côté du bloc central, le député Guillaume Gouffier a insisté sur la nécessité de ne pas chercher des coupables, affirmant qu'« il faut absolument tout revoir ». Selon l’élue Front populaire Karine Lebon, « c'est un des rares sujets sur lesquels notre Assemblée peut se retrouver. Alors, qu'attendons-nous ? »







