Implantée il y a neuf mois à Saint-Etienne-de-Mer-Morte, la Box médicale tenait une journée portes ouvertes pour présenter son fonctionnement aux habitants et aux élus. En effet, cette initiative a rapidement trouvé son public, avec une adoption croissante par la population locale.
Cet établissement, le premier de son genre dans la Loire-Atlantique, se distingue par son concept novateur. Situé à proximité de l'église de cette commune de plus de 1,700 habitants, la Box médicale reçoit actuellement une vingtaine de consultations par mois, attirant non seulement des résidents, mais aussi des patients de communes environnantes.
Un cabinet en plein désert médical
La Box médicale est un bâtiment préfabriqué accessible tous les jours de la semaine. Les utilisateurs doivent réserver à l'avance et recevoir un code d'accès pour effectuer leur téléconsultation le jour J. Ce dispositif a pour but non seulement d'améliorer l'accès aux soins, mais également de répondre aux besoins d'une population souvent confrontée à des défis de santé.
Lors des portes ouvertes, les visiteurs ont pu explorer les installations et découvrir le matériel médical mis à disposition. À l'intérieur, les patients ont la possibilité de se connecter en ligne avec un médecin pour réaliser des examens tels que la prise de température ou la mesure de la tension artérielle.
Une habitante de Saint-Etienne-de-Mer-Morte, Véronique, témoigne : "C'est vraiment très pratique. Ce n'est pas un médecin traitant, mais ça dépanne toujours pour une gastro ou un petit pépin physique." Les prévisions indiquent que la Box pourrait réaliser plus de 250 consultations durant sa première année d'activité, attirant des patients jusqu'à une demi-heure en voiture pour certains.
Aujourd'hui, la France compte 18 Box médicales, et les responsables espèrent construire jusqu'à 50 d'entre elles d'ici la fin de l'année. Des élus de Pontchâteau, où près de 2000 habitants n'ont pas de médecin traitant, ont récemment visité la Box pour s'inspirer de ce modèle : "Un outil complémentaire sur une commune comme la nôtre, qui doit étoffer son offre médicale," confie Sylvie Morand, adjointe déléguée à la vie sociale et à la santé.







