Deux adolescents, un garçon de 16 ans et une fille de 15 ans, ont été mis en examen et placés en détention pour le meurtre de Théo, un enfant de 11 ans, dont le corps a été retrouvé étranglé sur les rives de la Vilaine à Rennes, comme l'a confirmé le parquet le 27 mai.
Les jeunes ont avoué, durant leur garde à vue, qu'ils souhaitaient « se venger » de Théo et « récupérer » un matériel de pêche d'une valeur estimée à quelques dizaines d'euros. Ces informations ont été relayées par le procureur de la République, Frédéric Teillet, et les adolescents sont donc mis en examen pour « meurtre sur mineur » et « vol en réunion ».
Il est à noter que selon la législation française, le meurtre sur mineur est passible d'une réclusion criminelle à perpétuité, cependant, lorsque ces actes sont commis par des mineurs, la peine encourue ne peut dépasser 20 ans de réclusion. Le corps de Théo a été découvert dans un lieu boisé, et une autopsie a confirmé que la cause du décès était une « strangulation ».
Des cris d'enfants : l'alerte donnée par des témoins
Le couple de riverains qui a alerté la police a expliqué avoir entendu des « cris d'enfant » avant de découvrir le corps du garçon, avec « une serviette de bain serrée autour de son cou ». Les premiers éléments révèlent que Théo s'était rendu sur les lieux pour pêcher avec les deux adolescents, qui ont été vus en train de quitter la scène précipitamment.
Après le meurtre, l'enquête a conduit à l'identification de l'adolescent de 16 ans, interpellé le lundi matin suivant le drame. La jeune fille de 15 ans s'était, pour sa part, rendue au commissariat, où elle a été placée en garde à vue à partir du lundi après-midi.
Il convient de souligner que Théo et son agresseur de 16 ans ne se connaissaient pas avant cette rencontre fatidique. Ils avaient pêché ensemble la veille des faits et avaient convenu de se retrouver le lendemain pour une nouvelle sortie. Théo avait même mentionné à ses parents que le jeune homme lui avait donné des leurres.
Alors que cette tragédie continue de secouer la communauté de Rennes, l'enquête se poursuit sous l'autorité d'un juge d'instruction.







