Créé en janvier, le conseil destiné à superviser la reconstruction de Gaza n'a toujours pas reçu le soutien financier promis. Les contributeurs internationaux, bien que s'étant engagés à fournir 7 milliards de dollars, n'ont pas suivi à travers des dons effectifs. Trump avait également promis 10 milliards de dollars issus de fonds américains, mais ces promesses n'ont pas eu de suite concrète.
Des sources proches du dossier rapportent que, malgré des engagements notables, "aucun dollar n'a été déposé" dans le fonds administré par la Banque mondiale. À la place, les financements semblent être dirigés directement sur un compte à la JPMorgan, comme l'a confirmé un porte-parole du conseil. Ce dernier a également souligné qu'en l'absence d'un dispositif de transparence indépendant, les scepticismes autour du projet s'accumulent.
Cette situation soulève des critiques sur l'opacité du processus de financement.
Le conseil, censé contribuer à un territoire déjà divisé et en crise, semble largement ignoré par de nombreuses grandes puissances. Le premier ministre indonésien a déjà exprimé son refus de participer financièrement à ce programme, illustrant un désintérêt croissant pour cette initiative.
Des fonds gelés et une humanité en détresse
Avec des besoins de reconstruction estimés à 71,4 milliards de dollars d'ici 2030, selon une étude des Nations unies et de la Banque mondiale, la situation à Gaza est de plus en plus précaire. Les ONGs internationales, telles qu'Amnesty International et Human Rights Watch, soulignent que l'absence de financements contribue à une crise humanitaire de plus en plus urgente.
Alors que l'attaque du Hamas en octobre 2023 a causé un bilan tragique, avec plus de 72 800 Palestiniens tués, l'absence de soutien concret pour la reconstruction est perçue comme un abandon des promesses faites. Des voix, comme celle de Nikolaï Mladenov, préviennent que le "statu quo" pourrait s'installer, faisant ainsi perdurer une situation désolante et instable.
Le conseil de Trump, censé être un catalyseur de paix et de reconstruction, risque donc de devenir un symbole d'inefficacité et de promesses non tenues, alors que la population de Gaza continue de souffrir des conséquences d'un conflit qui semble sans fin.







