Une habitante de Boëssé-le-Sec, en Sarthe, vit un véritable cauchemar après que son assureur a refusé de l'indemniser pour des dégâts causés à sa toiture par une rafale de vent. Sybille, désemparée, tente d'obtenir une compensation de plusieurs milliers d'euros, alors que son contrat impose un seuil de 100 km/h pour toute prise en charge. Le 25 mars dernier, une rafale a été enregistrée à 80 km/h, trop faible selon les critères de l'assurance, rapporte Maine Libre.
Sybille a reçu un appel alarmant de sa voisine, l'informant que sa maison subissait des dommages importants. De retour chez elle, elle découvre que sa cheminée s'est effondrée, provoquant un trou dans le toit. Les pompiers, appelés en urgence, déclarent la maison inhabitable.
Une bataille contre l'injustice
Répondant au désespoir de Sybille, qui a toujours été à jour dans ses paiements, l'assurance Pacifica lui annonce que rien ne sera pris en charge, selon les termes de son contrat. "Le jour où j’en ai besoin, je n’ai droit à rien", souligne-t-elle, en regrettant amèrement son choix d'assureur. D'après Pacifica, les vents n'auraient pas dépassé 80 km/h ce jour-là.
Pourtant, Météo-France indique que l'absence de capteurs à Boëssé-le-Sec rend difficile une évaluation précise des rafales. Un météorologue a déclaré qu'une forte rafale localisée était tout à fait plausible, notamment en cas d'orage. "Je me suis débrouillée pour recouvrir le toit, ça m’a coûté mes dernières économies", confie-t-elle avec émotion.
Actuellement, Sybille est relogée en urgence avec ses trois enfants dans une commune voisine. Les réparations de sa maison sont estimées à près de 10 000 euros. Elle se dit préoccupée par sa situation, craignant de se retrouver à la rue. Interrogée sur cette affaire, la société Pacifica n'a pas souhaité faire de commentaires.







