Tout au long du mois de mai, la ville de La Rochelle organise divers événements mémoriels dédiés à la traite et à l'esclavage. Une occasion de réfléchir sur le passé de cette ville, reconnue comme l'un des principaux ports français ayant participé au commerce triangulaire.
Il y a vingt-cinq ans, le 10 mai 2001, le Parlement a adopté la loi Taubira, qui établit la traite et l'esclavage des populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes comme un crime contre l'humanité. Cette date est désormais commémorée chaque année en tant que Journée de la mémoire de l'esclavage. À La Rochelle, la mémoire s’étend aux événements de tout le mois de mai.
Pour cette édition 2026, la Ville, l'Agglomération et la Fondation de la mémoire de l'esclavage, en collaboration avec de nombreuses associations, proposent une multitude d'activités culturelles. Selon Sud Ouest, une exposition intitulée « De la mise en esclavage aux abolitions » se tiendra jusqu'au 31 mai. Elle se décline en six parties et se déploie dans divers lieux comme le Muséum d'histoire naturelle et le Musée maritime.
Enfin, la bibliothèque universitaire de La Rochelle met en lumière le parcours d'héroïnes et héros ayant défié le système colonial à travers une galerie dédiée.
Une journée spéciale le 10 mai
La journée du 10 mai sera particulièrement riche en événements. Dès 11 heures, une cérémonie commémorative organisée par la Ville se tiendra allée Aimé-Césaire. À 15 heures, une visite guidée du Musée du Nouveau Monde est prévue pour son exposition consacrée aux personnes esclavagisées, avec une inscription requise.
De plus, le groupe de percussions Batala La Rochelle défilera en musique sur le Vieux Port cet après-midi-là.
Des concerts de gospel pour honorer la mémoire
La ville accueillera également plusieurs concerts en hommage aux victimes de l'esclavage. Le 29 mai, un concert du chœur gospel local avec Lamine Cissokho est prévu à 20h30, avec des billets disponibles en ligne.
Favoriser le dialogue autour de l'histoire
À l'approche du 25e anniversaire de la loi Taubira, la question se pose : avons-nous réellement fait la paix avec ce passif ? Plusieurs événements, dont des projections suivies de débats à la médiathèque Michel-Crépeau, tenteront d'aborder ces sujets délicats. Le 15 mai, un premier documentaire sur Aimé Césaire sera diffusé, accompagné d'une table ronde pour discuter des tabous demeurant liés à l'histoire de la traite et de l'esclavage.
L'intégralité du programme peut être consultée sur www.larochelle.fr.







