Le mois d'avril a été particulièrement aride en Loire-Atlantique et en Vendée, avec une chute significative des précipitations. Alors que la moyenne nationale indique un déficit de 80%, nos départements sont touchés par une sécheresse sans précédent.
La situation météorologique contraste fortement avec les trombes d'eau de février, où 165 mm étaient tombés à Nantes, soit 145% de plus que d'habitude. En revanche, les chiffres pour avril sont alarmants : à Nantes-Atlantique, seulement 11 mm de pluie ont été enregistrés, représentant un manque de 81% par rapport à la moyenne. Dans la même veine, La Roche-sur-Yon a vu 13,8 mm de précipitations, soit 79% de moins que la normale.
Cette sécheresse s'est accompagnée d'un ensoleillement exceptionnel, avec 233 heures de soleil à La Roche-sur-Yon, 27% de plus que la norme. Une situation qui exacerbe les inquiétudes liées à la gestion de l'eau.
Restrictions d'eau et inquiétude des agriculteurs
Face à ce manque d'eau, les préfectures de Loire-Atlantique et de Vendée ont mis en place des restrictions d'eau, décrétées la semaine dernière. Dans le secteur des Côtiers bretons, la situation se révèle particulièrement préoccupante, avec des agriculteurs du sud de la Vendée alarmés par les perspectives de perte de leurs récoltes.
Des experts en climatologie alertent sur le fait que ces périodes de sécheresse deviennent de plus en plus fréquentes, à l'exemple des prévisions fournies par Météo France. La combinaison de pluies abondantes suivies de sécheresses pourrait devenir la norme, insistait un climatologue lors d'une récente conférence. La crise de l'eau pourrait engendrer des tensions sur la gestion des ressources hydriques, comme le préconise un rapport du journal *Ouest-France*. Des agriculteurs ont déjà anticipé des pertes significatives, rendant nécessaire une réévaluation des stratégies de culture dans cette région vulnérable.







