La vaccination contre les papillomavirus humains (HPV) en France a connu une véritable progression. En 2025, plus de 60% des adolescentes de 15 ans et près de la moitié des adolescents du même âge ont reçu au moins une dose, d'après les récentes données de Santé publique France publiées le 27 avril. Ces chiffres, très encourageants, montrent une montée en puissance de la couverture vaccinale, mais demeurent inférieurs à l'objectif ambi-tieux de 80% de couverture d'ici 2030.
Concrètement, 61,6% des jeunes filles de 15 ans ont reçu au moins une dose, comparé à 58,4% l'année précédente. Pour les jeunes hommes, le chiffre s'élève à 46%, contre 36,9% en 2024. Malheureusement, la couverture complète en deux doses reste limitée, avec 50,7% pour les filles de 16 ans et seulement 32,1% pour les garçons.
La Société française de colposcopie et de pathologie cervico-vaginale (SFCP) souligne une dynamique favorable, mais encore insuffisante. Dans son communiqué, elle insiste sur la nécessité de transformer cette dynamique en une couverture élevée et pérenne. L'appel au renforcement des efforts pour toucher chaque segment de la population est clairement établi.
Disparités en fonction des régions
Outre les chiffres globaux, il est crucial de noter les disparités géographiques qui perdurent au sein du pays. La couverture vaccinale des jeunes filles est remarquablement plus forte dans le quart Nord-Ouest que dans le quart Sud-Est. Des régions comme la Bretagne et les Pays de la Loire ont même atteint le seuil symbolique de 60% en 2025, tandis que la situation dans les départements et régions d'outre-mer reste préoccupante.
Les campagnes de sensibilisation au sein des collèges ont joué un rôle essentiel dans cette progression, comme l'a précisé la SFCP, avec un accent mis sur l'accélération de la protection au moment de l'adolescence. Parallèlement, un appel à étendre le rattrapage vaccinal jusqu'à 26 ans est nourri d'une volonté de maximiser la couverture. L'Assurance maladie a pris la décision de prendre en charge cette vaccination pour les jeunes adultes non vaccinés.
En somme, même si les données sont encourageantes, il reste encore un chemin à parcourir pour garantir une protection optimale contre les papillomavirus, un enjeu majeur de santé publique.







