Le maire de Cannes, David Lisnard, a récemment sollicité l'État pour organiser une campagne de lutte contre les drogues durant le Festival de Cannes. Dans un entretien avec l'AFP, il a précisé que cela viserait également les spectateurs du cinéma mondial.
"Je demande la mise en place d'une action ciblée et d'envergure pour combattre les stupéfiants durant le Festival, notamment sur la Croisette et auprès des festivaliers," a écrit l'édile dans une lettre au parquet de Grasse.
Une opération conduite par les forces de l'ordre
David Lisnard, qui a récemment quitté Les Républicains, insiste pour que cette initiative soit "coordinée" entre la police nationale et la police municipale. "Lors de grands événements tels que le Festival, qui attire 200 000 personnes, nous devons profiter de l'augmentation des patrouilles pour rappeler que le combat contre la drogue est constant, peu importe le lieu," défend-il.
"L'objectif n'est pas de stigmatiser les festivaliers, mais d'admettre que la présence de stupéfiants peut être une réalité pendant ce type d'événement," souligne Lisnard.
Laurent Hottiaux, préfet des Alpes-Maritimes, affirme que des opérations de contrôle sont menées régulièrement, même en dehors des périodes de festival. "Le festival ne doit pas être un prétexte pour ignorer le problème des drogues," a-t-il déclaré à l'AFP.
Éric Camous, procureur de Grasse, a également assuré que les forces de l'ordre demeurent mobilisées et déterminées à protéger les citoyens contre ce fléau, grâce à l'ensemble des moyens légaux à leur disposition. Ainsi, le Festival de Cannes s’annonce comme un moment de cinéma prestigieux, mais aussi comme un terrain de mobilisation contre la drogue.







