La compagnie Velvet, la nouvelle étoile montante du ferroviaire français, a récemment annoncé la commande de 12 rames de son tout nouveau TGV Avelia Horizon, équivalentes aux très attendus TGV M de la SNCF. Ce train, dont la livrée sera un mélange intriguant de vert foncé et de lilas, est prévu pour fonctionner sur des lignes reliant Paris, Bordeaux, Rennes et Nantes.
Le 22 avril, lors d'une présentation captivante, la présidente de Velvet, Rachel Picard, a plaisanté sur l'état actuel du train : « Dedans, pour l’instant, il y a… du ballast ! » Monstre de technologie encore en construction, le train doit passer une série d'évaluations rigoureuses avant d’entrer en service. Picard, ancienne de la SNCF, partage cette aventure avec Tim Jackson, son cofondateur.
Lors de leur visite aux ateliers Alstom de La Rochelle, le couple a pu admirer la première rame assemblée. « C’est notre train, Tim ! » a-t-elle déclaré avec enthousiasme. Les douze rames commandées devraient être prêtes pour des essais dès 2026, après avoir levé un milliard d’euros grâce à Antin Infrastructure Partners, un fonds d’investissement prometteur.
La conception extérieure du train a été soigneusement pensée pour capter l'attention des passants. « L’extérieur est la première chose que les gens verront, c’est notre outil de communication », rappelle Rachel Picard. Les couleurs choisies, bien plus voyantes que celles du TGV M, renforcent cette volonté de se démarquer.
La structure du train rappelle presque celle de son concurrent SNCF, car il utilise la même base. Selon Guillaume Lheritier, directeur de projet chez Alstom, ce choix permet à Velvet de respecter son modèle d'affaires, tout en minimisant le temps nécessaire aux tests.
Pour l'aménagement intérieur, encore secret, Rachel Picard a entrepris un voyage à travers l'Europe pour s'inspirer de diverses expériences de voyage. « J’ai les dimensions de toutes les tablettes de tous les trains européens dans mon sac! » a-t-elle plaisanté, révélant son souci du détail.
La stratégie de Velvet ne cherche pas tant à rivaliser frontalement avec la SNCF, mais plutôt à répondre à une demande croissante sur des lignes sous-capacitaires. « Nous venons surtout proposer des places en plus », souligne Picard. Le prix de leurs billets reste dans le flou, bien qu'ils ne souhaitent pas se placer sur le segment low-cost.
La première rame subira des tests sur le site de La Rochelle jusqu'à la fin de 2026, pour vérifier le fonctionnement des équipements. Selon Guillaume Lheritier, les essais dynamiques pourront commencer sur le réseau en 2027, menant à un lancement commercial prévu pour 2028. Alstom assurera également la maintenance des trains pour les 15 années à venir, promettant ainsi un partenariat durable.
En conclusion, cette initiative audacieuse de Velvet pourrait marquer le début d'une nouvelle ère pour letransport ferroviaire en France, en offrant aux usagers une alternative moderne et efficace.







