Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a révélé mardi soir, lors d'un bureau national, que les militants du PS auront l'occasion de s'exprimer bientôt sur le processus présidentiel pour 2027. D'après nos sources, ce vote est prévu "avant juin", renforçant ainsi les attentes au sein du parti.
Cette déclaration fait suite à une demande claire de Boris Vallaud, le chef des députés socialistes, qui avait plaidé pour que les militants désignent leur candidat avant l'été, dans un entretien au Parisien.
"Le vote sur le processus présidentiel est une mesure que j'ai défendue lors du dernier congrès. C'est une évidence que les militants devront voter avant juin, et je n'envisage aucun revirement à ce sujet", a affirmé Faure.
Faure, fervent défenseur d'une primaire pour la gauche hors de l'influence de Jean-Luc Mélenchon, a exprimé que ce mécanisme de désignation n'est pas une solution universelle, mais l'absence de ce processus n'atteint pas non plus l'objectif de proposer un candidat unifié. Il a aussi annoncé des rencontres prévues avec tous les partenaires de gauche afin de dresser un bilan lors du prochain bureau national.
"La question centrale est de déterminer comment trouver un candidat commun", a-t-il ajouté. "C'est un enjeu qui influence l'ensemble des démarches futures au sein du parti".
Faure a également précisé qu'il était ouvert à d'autres méthodes que la primaire, à condition qu'elles soient acceptées par l'ensemble des partenaires et candidats, en référence aux réticences de certains, y compris de Vallaud, envers les primaires initiées par les écologistes et les anciens insoumis.
"Si nous parvenons à établir un accord solide, cela représentera une opportunité inestimable", a-t-il souligné, en se positionnant comme le garant de cet objectif crucial.
Il a ensuite clarifié que bien qu'il n'y ait pas de fervents partisans de la primaire au sein du parti, cet outil pourrait s'avérer essentiel pour dénicher un candidat pour tout le camp de gauche. "Si un consensus se dessine autour d'un candidat fédérateur allant de Ruffin à Glucksmann, je suis preneur", a-t-il ajouté.
Boris Vallaud, s'étant distingué lors d'un précédent bureau national, a exprimé dans Le Parisien sa volonté de "remobiliser le Parti socialiste pour la présidentielle". Il a même évoqué une impression que le PS était en période de dormance. Selon lui, le parti doit également définir une stratégie pour rassembler la gauche non-mélenchoniste.
Pour Vallaud, "la primaire en tant qu'instrument n'évoque pas l'ensemble de notre proposition". Il milite plutôt pour la construction d'une coalition élargie à gauche, promettant qu'une telle dynamique engendrerait un soutien au-delà des limites d'une simple primaire.
Il a proposé de mettre en place un "contrat de législature" au sein de cette coalition, précisant les rôles du président, du Premier ministre, et de divers acteurs de la société civile et des collectivités locales. Ce pacte permettra ensuite de désigner collectivement un candidat pour promouvoir le projet élaboré ensemble, sans toutefois indiquer s'il envisagerait de se porter candidat.







