« Je suis impatiente de voter, de prendre part à la vie politique », exprime Kim Ordonneau, 18 ans, habitante de Loire-Atlantique. Dans un mois, le dimanche 15 mars, elle se rendra pour la première fois dans son bureau de vote à Sainte-Luce-sur-Loire pour participer aux élections municipales.
« Je connais le maire sortant, mais pas son rival, avoue l’étudiante en mathématiques. J'ai consulté les programmes, je suis indécise… Les élus locaux ont un impact considérable sur notre quotidien. Il est plus simple de leur parler que de dialoguer avec le président ! »
Un rapport d'Ipsos-Cévipof (*), publié lors des précédentes élections municipales en 2020, révèle que l'abstention chez les 18-24 ans a dépassé les 70 % au premier tour, atteignant le taux le plus élevé parmi toutes les catégories d'âge. Malgré cela, Manao Creff et Mathéo Thomas, deux lycéens bretons en terminale, se présentent avec enthousiasme : « Devenir majeur, c'est un moment charnière », estiment-ils. « S'engager dans les élections est essentiel pour nous qui découvrons la démocratie », ajoutent-ils, démontrant leur désir d'une participation active.
Ces jeunes se montrent déterminés à faire entendre leur voix, remettant en question l'idée que leur génération est désintéressée de la politique. La simple expérience de voter pour la première fois est une occasion, qu’ils ne souhaitent pas manquer, de nourrir leur sens civique et de s'impliquer davantage dans les affaires de leur commune.
Comme le souligne Jean-Pierre Soubry, spécialiste en sociologie politique à l’Université de Rennes, « le vote est un véritable rite d'initiation pour les jeunes, une porte vers une société plus engagée et consciente ».







