L’ancien ministre Jack Lang a exprimé son soulagement suite à l’ouverture d’une enquête par le parquet national financier, le visant lui et sa fille, Caroline Lang, pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée ». Ce développement fait suite à des révélations concernant une société « offshore » fondée ensemble en 2016 avec Jeffrey Epstein.
Dans un entretien avec La Tribune Dimanche, Lang a réaffirmé son innocence, déclarant avoir toujours agi légalement. « Tout est légal », a-t-il insisté, tout en se qualifiant de « blanc comme neige ». L’ancien ministre a été contraint de démissionner de l’Institut du monde arabe (IMA) suite à l’ouverture de cette enquête, assurant que « la vraie justice » se doit de s’emparer de cette affaire, loin des jugements médiatiques.
Lang a expliqué qu’Epstein avait proposé de créer un fonds pour soutenir l’achat d’œuvres d’art de jeunes artistes, une initiative qu’il avait jugée intéressante. « Je ne m’y suis pas impliqué davantage », a-t-il ajouté, en soulignant qu’il n’avait « jamais reçu un centime » de la part de l’homme d’affaires décédé en 2019, alors qu'il faisait face à des accusations graves.
« Je suis blanc comme neige »
Lang a qualifié les accusations qui le visent de « tsunami de mensonges », évoquant une « tempête de boue » médiatique. Concernant des fonds sollicités pour financer des films, il a assuré que toute démarche était parfaitement légale. Il a reconnu avoir partagé un dîner avec Epstein à Paris, mais a nié que cela ait eu une quelconque implication financière.
« Jamais dans ma vie l’argent n’a été un moteur », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il avait toujours réglé ses comptes, malgré les rumeurs qui circulent à son sujet. À cette occasion, Lang a souligné l’importance d'une représentation féminine à la tête de l’IMA, exprimant un souhait pour que sa succession soit assurée par une femme, un domaine traditionnellement dominé par les hommes.
À mesure que l’enquête progresse, les déclarations de Lang suscitent à nouveau l’attention du public. Comme l’a rapporté Le Parisien, l’affaire soulève des questions sur l’étendue des liens entre le ministre et Epstein, ainsi que sur l’intégrité des finances de l’IMA.







