Lors du procès de l'ancien sénateur Joël Guerriau, la députée Sandrine Josso a livré des détails poignants sur la soirée du 14 novembre 2023, où elle a été droguée. Cette histoire, traversée par l'angoisse et la souffrance, remet en question la sécurité des femmes dans des contextes politiques.
Est-ce une tentative de soumission chimique ou un malentendu involontaire ? Au tribunal correctionnel de Paris, les deux parties présentent des versions opposées autour de cet événement tragique. Sandrine Josso, longtemps proche de Guerriau, a décrit un moment de célébration qui a rapidement tourné au cauchemar.
« Je suis allée le cœur léger fêter sa réélection. Au cours de la soirée, j’ai découvert un agresseur », a-t-elle déclaré, visiblement ébranlée.
Le juge Thierry Donard a écouté avec attention son témoignage détaillé : Josso est arrivée chez Guerriau, s'attendant à une soirée tranquillement festive, mais rapidement, la situation a dégénéré. Ses expériences de malaise physique, entre palpitations et nausées, ont signalé une grave intoxication. Les analyses médicales ont révélé un taux de MDMA très élevé dans son sang, bien au-delà des limites d'une consommation récréative.
Les paroles de Josso sentit la dangerosité de la situation : « J’ai réalisé qu’il avait mis quelque chose dans mon verre ». La peur et la confusion ont pris le pas, soulignant l'enjeu que cette affaire représente pour la lutte contre la soumission chimique, une problématique encore trop méconnue en France.
Des révélations alarmantes
Guerriau, 68 ans, s'est défendu en évoquant une « erreur de manipulation », affirmant qu'il avait oublié la drogue utilisée pour sa propre consommation dans les verres servis à Josso. Une explication jugée d'une incohérence inquiétante par le juge. Au tribunal, il a tenté de justifier son comportement par une prétendue anxiété de sa part et par des difficultés personnelles.
Ce procès met en lumière des enjeux cruciaux de sécurité des femmes et de responsabilité masculine au sein du milieu politique. Selon l'expert entendu durant l'instruction, moins de 2 % des cas de soumission chimique incluent de telles substances, temps dangereux que cette affaire illustre avec gravité.
Sans un soutien émotionnel approprié, Josso tente de faire face à cette épreuve; son témoignage, empreint de résilience, pourrait servir d'exemple pour d'autres victimes de situations similaires.
Le procès continue, avec des implications qui pourraient marquer les mentalités et les législations sur ce sujet sensible.







