Trois Maltais ont été appréhendés en Savoie, alors que les gendarmes ont saisi plus de 6.300 bouteilles de gaz hilarant. Ces bouteilles étaient destinées à la vente dans la station de ski des Arcs, comme l'indique la gendarmerie.
Les autorités ont récupéré un total de 6.325 bouteilles de protoxyde d’azote, soigneusement entreposées sur 13 palettes dans des boxes loués à Bourg-Saint-Maurice, suite à une alerte des douanes de Chambéry. Ce gaz, qui est normalement utilisé comme anesthésique léger dans le secteur médical et dans les industries alimentaires, est souvent détourné pour ses effets euphorisants.
Les gendarmes ont surveillé les trafiquants pendant deux jours, les suivant jusqu'à la station de ski Arc 1800. Lors d'une intervention pour tapage nocturne, les spécialistes de la gendarmerie ont découvert des bouteilles de protoxyde d’azote et identifié des consommateurs de la substance. Ils ont alors fait le lien avec le stock saisi à Bourg-Saint-Maurice, confirmant que les bouteilles étaient identiques. En fin de compte, trois ressortissants maltais ont été interpellés pour leur implication dans ce réseau.
Une problématique inquiétante
Devant le tribunal correctionnel d’Albertville, les individus ont demandé un délai pour préparer leur défense et sont restés en détention provisoire. Ils feront face à un procès prévu pour le 23 février, selon les informations fournies par la gendarmerie.
Il est important de noter que la vente de protoxyde d’azote est théoriquement interdite aux mineurs depuis 2021, et dans certains lieux, elle reste légale en dehors de ces situations. Cependant, son usage détourné est de plus en plus préoccupant, ayant été à l'origine de plusieurs incidents sur la route, dont certains ont entraîné des décès.
Des experts ont exprimé leurs inquiétudes concernant la popularité grandissante du gaz hilarant chez les jeunes, certains ayant rapporté des épisodes graves liés à son abus. Le Dr Dupuy, spécialiste en toxicologie, a déclaré : "L'usage récréatif du protoxyde d'azote pose de serieux risques sanitaires, notamment en ce qui concerne la santé mentale et physique des consommateurs."







