Lors d'une récente interview sur BFMTV, Éric Zemmour n’a pas hésité à accuser Jean-Luc Mélenchon d’« assumer » ce qu’il qualifie de théorie du grand remplacement. « Il représente le parti du grand remplacement, qui souhaite remplacer la France traditionnelle par une France arabo-musulmane », a déclaré le président de Reconquête !.
Cette déclaration fait écho aux propos tenus par Mélenchon lors d’un meeting à Toulouse, où il a utilisé cette terminologie controversée pour décrire un processus de succession générationnelle. Mélenchon a déclaré : « Nous avons besoin d’élections qui illustrent la conscience politique de la diversité française. » Sa référence à l'idée d’un remplacement de générations a suscité une vive polémique.
Pourtant, l’auteur Renaud Camus, qui a popularisé cette notion, voit dans la configuration actuelle une substitution démographique préoccupante. La majorité des experts en démographie, cependant, sont sceptiques quant à la validité de cette théorie, dénonçant ses racines dans des discours extrémistes, selon Le Monde.
Dans le cadre de ces échanges, Zemmour n’a pas manqué de rappeler que, selon lui, Mélenchon mise sur le soutien du « peuple des banlieues arabo-musulmans » pour son avenir électoral. « Je suis le seul à avoir conscience de l'ampleur historique de ce phénomène », a-t-il insisté.
Des échanges sur le réseau X
Ce débat enflammé sur les réseaux sociaux a également vu des échanges entre Mélenchon et Jordan Bardella, le président du Rassemblement national. Mélenchon a proposé une lecture différente de la théorie du grand remplacement, mettant en avant la continuité générationnelle. « Jean-Marie Le Pen était un 'Français de souche'. Aujourd'hui, moi-même je représente cette continuité », a-t-il répliqué.
Ces échanges sont révélateurs d’un paysage politique français où la question de l’identité nationale et des migrations reste au cœur des préoccupations, un sujet qui continue de diviser les opinions. Comme le souligne HuffPost, ces discussions sur l'immigration et le remplacement démographique métamorphosent le discours politique, provoquant de vives réactions tant au sein de la classe politique que dans l'opinion publique.







