En plein cœur des tensions diplomatiques entre la France et les États-Unis, Donald Trump propose de fonder un Conseil de la paix qui pourrait bien rivaliser avec l'ONU. Ce projet a déjà suscité l'intérêt de plusieurs pays, dont le Maroc et les Émirats arabes unis, mais aussi des interrogations, notamment en ce qui concerne l'invitation de Vladimir Poutine. Le ticket d'entrée ? Un milliard de dollars.
Le président américain, à travers des invitations luxueuses, a convoqué une réunion prestigieuse à Davos pour initier son Conseil de la paix. Dans son annonce, il se pose comme un arbitre des relations internationales. "Le meilleur et le plus prestigieux conseil jamais formé", déclare-t-il sur ses réseaux sociaux.
Selon les documents que nous avons pu consulter, la charte de cette nouvelle organisation ne mentionne aucune référence explicite à Gaza, mais affiche une ambition plus vaste. Elle vise à "promouvoir la stabilité, rétablir une gouvernance fiable et garantir une paix durable".
Une mission contestée
La portée de cette mission ressemble étrangement à celle de l'ONU, créée en 1945 et regroupant actuellement 193 États membres. En revanche, Trump se limite à inviter seulement 60 pays, et l'adhésion permanente nécessite de débourser un milliard de dollars. Des pays comme l'Argentine et la Hongrie ont accepté, tandis que d'autres, comme la France, restent sceptiques, s'inquiétant du coût et de l'inclusion de la Russie. Yvette Cooper, ministre britannique des Affaires étrangères, exprime ses réserves : "Poutine n'est pas un homme de paix. Il n'a pas sa place dans une organisation qui porte ce nom".
Actuellement, la France est le seul pays à avoir exprimé un refus net vis-à-vis de ce projet. Paris considère ce Conseil comme une tentative de Donald Trump d'abroger l'autorité de l'ONU, en lui conférant des pouvoirs étendus. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, souligne que "ce conseil serait dirigé par un chairman avec des prérogatives allant jusqu'à approuver la participation des membres et même exercer un veto sur les décisions". Cela représente une déviation significative par rapport aux principes établis par la Charte des Nations Unies.
La critique constante de Trump envers l'inefficacité de l'ONU et ses longs processus décisionnels semble le pousser à prendre les rênes d'une nouvelle structure qui pourrait changer la donne dans le panorama diplomatique mondial.







