Le 20 janvier, le ministre des Finances, Sébastien Lecornu, a officialisé l'activation du premier 49.3 pour le budget de l'État de 2026, un outil controversé qui permet d'adopter des textes sans vote mais expose le gouvernement à des motions de censure. Ce recours s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes, notamment avec La France Insoumise (LFI) et le Rassemblement National (RN), qui n'attendent qu'une occasion pour défier le gouvernement.
Il a exprimé sa "déception" face à cette décision, reconnaissant avoir dû "revenir sur ses engagements" de renoncer à ce dispositif pour garantir une adoption rapide indispensable pour renforcer les dépenses budgétaires, en particulier pour la défense et les besoins du secteur agricole. Comme le souligne le quotidien Le Monde, cette démarche a suscité des réactions mitigées parmi les parlementaires, certains qualifiant ce recours de "manque de respect vis-à-vis du processus démocratique".
La Gouvernement devra faire face à des motions de censure lors de chaque activation du 49.3, et les débats s'annoncent tendus. Les représentants de LFI ont d'ores et déjà annoncé leur intention de contester cette décision lors des prochaines séances. D'après des experts en politique publique, cette manœuvre pourrait également avoir des conséquences sur la popularité de l'exécutif, alors que les élections approchent et que le climat politique est déjà marqué par l'instabilité.
Les prochains jours seront cruciaux. Entre l'examen des projets de lois et les débats parlementaires animés, la situation pourrait évoluer rapidement. Restez informés des développements de cette affaire, car le Budget 2026 est au centre d'une lutte de pouvoir significative au sein de l'Assemblée nationale.







