Le procès d'Emmanuel Abayisenga, accusé d'avoir tué le prêtre Olivier Maire en Vendée, a pris une tournure poignante lors de sa deuxième journée au tribunal. Les proches de la victime ont partagé des souvenirs émouvants, portraiturant un homme dévoué, dont le sourire et l’esprit bienveillant manquent cruellement à ceux qui l'ont connu.
« Ce jour-là, nous l'avons tous trouvé joyeux », a déclaré Jérôme Maire, le petit frère d'Olivier, évoquant une récente célébration des 85 ans de leur mère où le prêtre rayonnait. « Il voulait que nous venions à Saint-Laurent, mais nous ne sommes pas venus comme il l’espérait », a-t-il ajouté, une douleur palpable dans sa voix.
Olivier Maire, supérieur provincial des frères Montfortains, a été assassiné durant la nuit du 8 au 9 août 2021. Le tribunal, en plus des témoignages, a présenté des éléments de preuve recueillis par les gendarmes, mais les proches cherchent avant tout des réponses émotionnelles, plutôt que judiciaires. Ils s’interrogent sur les circonstances et les motivations derrière cet acte de violence qui a tragiquement coûté la vie à leur être cher.
Des experts en criminologie, comme le Dr Jean-Luc Deschamps, soulignent que ce genre de drame secoue non seulement la communauté religieuse, mais aussi l'ensemble de la société. « Comprendre les motivations du criminel est essentiel pour éviter que de tels actes se reproduisent », a-t-il déclaré.
La complexité des émotions ressenties par les proches au cours de ce procès rappelle à tous l'impact durable du crime et la quête inébranlable de justice. Les témoignages poignants, relayés par des médias tels que Ouest-France, révèlent un besoin collectif de guérison et de mémoire.







