Le Parti Socialiste n'envisage pas de bloquer les initiatives du gouvernement suite aux récentes annonces budgétaires de Sébastien Lecornu, à condition que leur financement n'entraîne pas de charges supplémentaires pour les ménages français.
Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a exprimé cette position lors de son intervention sur TF1 le 17 janvier. Il a clarifié que la censure du gouvernement ne serait pas à l'ordre du jour tant que les nouvelles mesures ne reposent pas sur le bon vouloir des Français. Cette déclaration souligne le rôle essentiel que joue le PS dans l'équilibre actuel de l'assemblée nationale.
Sur le plateau, Faure a affirmé qu'il demanderait aux députés socialistes de ne pas voter la censure, mais seulement si deux conditions étaient remplies. "La première, c'est d'avoir accès à l'ensemble des détails budgétaires", a-t-il souligné, mettant l'accent sur la nécessité de transparence dans la présentation financière. "La deuxième, c'est que le financement ne vienne pas alourdir le portefeuille des Français", a-t-il insisté, en réponse aux annonces sur le pouvoir d'achat et le logement, saluées par la gauche mais qui manquent encore de précisions budgétaires.
Des mesures pour faire contribuer les grandes entreprises
Olivier Faure a également plaidé pour l'instauration d'une surtaxe sur les grandes entreprises, afin de consolidar le financement de ces mesures. Ce point a été évoqué par le gouvernement dans le passé, mais les détails restent à clarifier. Dans un contexte parlementaire complexe, cette position conditionnelle du PS pourrait se révéler cruciale pour l'adoption du budget. Le gouvernement, de son côté, cherche à éviter une nouvelle crise politique.
Des experts économiques, comme François Bourguignon, estiment que la collaboration entre le PS et le gouvernement est indispensable pour franchir les défis budgétaires actuels. Les inquiétudes de la population sur le coût de la vie font partie des priorités à considérer dans ce processus.







