Le chemin vers l'adoption du budget 2026 semble enfin s'éclaircir. Lors d'une interview sur TF1, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste (PS), a déclaré qu'il serait tentant de ne pas censurer le gouvernement, sous certaines conditions. En premier lieu, Faure exige la transparence sur le budget, et en second, il souhaite que le financement des nouvelles mesures ne pèse pas sur les ménages français.
Pour éviter un blocage, Sébastien Lecornu, le ministre des Comptes publics, a proposé récemment des mesures en faveur du pouvoir d'achat, parmi lesquelles une augmentation de la prime d'activité et l'instauration de repas à 1 euro pour les étudiants. Des investissements dans le logement social ont également été évoqués, des propositions qui s'alignent sur les attentes du PS.
La ministre Amélie de Montchalin a précisé que le Premier ministre détaillera ces mesures dans une lettre adressée aux parlementaires, leur donnant ainsi l'opportunité de se prononcer. Toutefois, les doutes demeurent en ce qui concerne le mode de financement, ce qui a suscité des critiques au sein de son propre camp.
Les discussions budgétaires reprendront ce mardi. Faute d'une majorité claire pour faire voter le budget, Lecornu pourrait avoir recours à l'article 49.3 de la Constitution ou envisager l'utilisation d'une ordonnance. Le 49.3, permettant de faire adopter un budget tout en évitant un vote, a été précédemment abandonné à la demande du PS. Son utilisation pourrait entraîner des risques de censure.
Olivier Faure a précisé que la décision du PS n'est pas conditionnée au choix de la méthode employée par le gouvernement. Il reste prudent face aux différentes options, affirmant : "Aucun de ces moyens n'a ma préférence." Cette approche témoigne d'un désir de coopération, tout en sous-entendant que le PS n'est pas prêt à faire des concessions sans garanties suffisantes.
Ces développements interviennent alors que des voix de l'opposition et d'analystes politiques s'interrogent sur la capacité du gouvernement à faire face aux critiques et à garantir une gestion budgétaire équitable. Selon l'économiste Jean-Marc Daniel, "le véritable enjeu est de s'assurer que les nouvelles mesures ne deviennent pas un fardeau pour les Français, surtout dans un contexte économique déjà fragile". La situation reste donc à surveiller de près, tant pour le gouvernement que pour le PS.







