Des collectifs engagés se rassemblent pour défendre des causes oubliées
Le samedi 17 janvier 2026, le cœur de Poitiers a vibré au rythme des revendications de solidarité internationale. Deux rassemblements ont vu le jour, l'un organisé par l'association Poitiers-Palestine et le Collectif latino-américain de Poitiers, l'autre par une communauté d'Iraniens dénonçant la répression brutale de leur pays.
Malgré une météo maussade, près de 80 manifestants ont exprimé leur indignation. Sylvette Rougier, présidente de Poitiers-Palestine, a ouvert la marche avec ce cri du cœur : « Merci d’être venus, en bravant la pluie, pour combattre tous les impérialismes, où qu’ils sévissent ! » Elle a poursuivi en évoquant des figures emblématiques de la résistance comme Ahmad Ibsais, soulignant les dangers de l’intervention américaine dans divers pays : « La pire chose qui puisse arriver à un pays, c’est de recevoir l’aide des États-Unis ».
Des actions pour encourager le débat
Les chiffres alarmants publiés par le bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires ont également été évoqués, avec un bilan tragique de 71.441 morts à Gaza depuis le début des violences. Dans ce contexte, un appel à signer une pétition pour réclamer la cessation de la coopération entre l'Europe et Israël a été lancé. Un débat sur le film Palestine 36 est prévu au cinéma Tap Castille le 19 janvier, marquant une volonté d'impliquer davantage la communauté dans ces enjeux cruciaux.
La mobilisation a aussi été marquée par une forte représentation symbolique, avec des drapeaux de différentes causes arpentant les rues de Poitiers. Les membres du Colap ont exhibé leur fierté avec des emblèmes vénézuéliens, tandis que des publicités rencontraient la volonté d'unir les luttes qui se déroulent à l’échelle mondiale.
Une heure plus tard, un autre rassemblement s'est tenu devant le Palais de Poitiers, où environ 40 Iraniens ont illuminé les lieux avec des bougies formant le nombre 12.000, représentant les opposants ciblés par le régime en seulement trois jours. Le porte-parole du groupe, Pouria, a décrit la situation désespérée en Iran, soulignant les difficultés de communication causées par le blocus imposé par les autorités. « J’ai eu des nouvelles de ma mère, elle m’a expliqué la gravité de la situation sur place », a ajouté Bita, une pharmacienne de la région, illustrant les craintes des manifestants pour leurs proches restés en Iran.
Un appel à la solidarité internationale
Les manifestants ont scandé des messages puissants tels que « Femme, vie, liberté » et ont lancé un appel aux gouvernements occidentaux pour qu'ils se dénoncent le régime tyrannique actuellement en place. « Ce régime doit être classé comme terroriste, et le monde doit savoir à quel point il est barbare », a ancré Bita au sein du rassemblement, mobilisant les esprits pour que la voix de l'Iran soit entendue au-delà de ses frontières.
Comme l'a écrit Le Monde dans une récente analyse, ces rassemblements ne sont pas seulement un acte de solidarité, mais également un puissant rappel de notre devoir collectif de défendre les droits humains à travers le globe. La convergence de ces luttes à Poitiers témoigne de l'évolution d'une conscience citoyenne engagée, appelant à une action concertée contre l'injustice.







