Le gouvernement français, sous l'impulsion du ministre de l'Économie Roland Lescure, a décidé d'intégrer une surtaxe sur les bénéfices des entreprises de grande taille dans le budget 2026. Annoncée le 17 janvier, cette mesure fait l'objet de discussions politiques finales en attendant des arbitrages concernant son rendement et son montant.
Si la surtaxe est confirmée, des débats subsistent quant à son montant exact. Initialement proposée par des figures politiques telles que Michel Barnier et François Bayrou, la mesure visait à générer huit milliards d'euros de revenus en 2025. Cependant, des rumeurs indiquent que le gouvernement envisage désormais une version plus modeste, autour de six milliards, en raison de l'opposition des groupes parlementaires comme Les Républicains et Renaissance. Selon HuffPost, des tensions demeurent entre les exigences du Parti socialiste et la volonté du gouvernement de ne pas aggraver les tensions avec l'opposition.
Une clé pour financer les engagements sociaux
La surtaxe est devenue essentielle pour soutenir les promesses sociales formulées par le Premier ministre, notamment la revalorisation de la prime d'activité et l'augmentation du nombre de postes dans l'Éducation nationale. Ces mesures visent à renforcer le soutien du Parti socialiste, crucial dans l'équilibre parlementaire actuel.
Le gouvernement doit également naviguer dans les préoccupations des collectivités locales, déjà sous pression en vue des prochaines élections municipales. Ces dernières pourraient être appelées à contribuer, mais dans des limites jugées raisonnables, afin d'atteindre l'objectif de déficit public fixé à 5 %.
Enfin, la méthode de mise en œuvre de la surtaxe suscite aussi des interrogations. Alors que les discussions budgétaires reprendront le 20 janvier, le ministre devra choisir entre l'application de l'article 49.3, qu'il avait promis de ne pas utiliser, ou une approche par ordonnance, une option qui pourrait s'avérer politiquement délicate.
Ce débat autour de la surtaxe soulève également des réflexions sur la fiscalité des grandes entreprises en France. Certains experts estiment que cette mesure pourrait enfin rééquilibrer le système fiscal au détriment de ceux qui ont prospéré ces dernières années sans contribuer équitablement aux finances publiques.







