Le maire socialiste de Montpellier, Michaël Delafosse, a officiellement annoncé sa candidature à un second mandat, marquant un tournant audacieux après sa victoire inattendue en 2020. Dans un contexte politique transformé et des oppositions éclatées, Delafosse se présente désormais en position de force, comme le rapporte le journal Midi Libre.
À 48 ans et professeur d'histoire-géographie, Delafosse évoque une Montpellier en pleine mutation. "Nous devons désormais consolider notre politique écologique et sociale qui a déjà commencé à porter ses fruits", a-t-il confié à l'AFP. Emmanuel Négrier, directeur du Centre d'études politiques et sociales de l'Université de Montpellier, souligne que la situation politique actuelle favorise le maire sortant : "Il a consolidé sa gouvernance et la droite semble affaiblie", a-t-il expliqué.
Delafosse met en avant ses réalisations phares depuis 2020, notamment la gratuité des transports en commun pour la métropole de Montpellier, une initiative soutenue par ses adversaires. Il a également parmi ses projets l'inauguration d'une nouvelle ligne de tramway, célébrée en décembre dernier. Cependant, le défi demeure : Montpellier, une ville de plus de 300 000 habitants, fait face à une forte pauvreté.
Le maire s'est aussi engagé sur des sujets parfois névralgiques au sein de son propre camp, notamment la sécurité et la laïcité, affirmant qu'il est essentiel pour la gauche de ne pas tourner le dos à ces réalités. Lors de l'élection à venir, il sera confronté à Mohed Altrad, un entrepreneur influent et ancien rival, ainsi qu'à d'autres candidats, dont Nathalie Oziol de La France insoumise, qui le qualifie de "macroniste local".
Delafosse, en réponse à ces critiques, insiste sur son indépendance politique : "Je n'ai pas cédé aux avances du pouvoir et n'établirai aucun accord avec LFI, que ce soit au premier ou au second tour". En parallèle, les écologistes, représentés par Jean-Louis Roumégas, s'opposent à un projet controversé de traitement des déchets, ce qui représente un autre point de tension.
Par ailleurs, le centre-droit est également en lice avec Isabelle Perrein, tandis que le Rassemblement National se présente avec la députée européenne France Jamet. Le paysage politique se complique encore plus avec la possible candidature d'un ancien maire, Philippe Saurel, qui n'a pas encore écarté l'idée de revenir sur le devant de la scène.
Cette élection promet d’être riche en rebondissements, alors que les Montpelliérains, accrochés à leur choix, scrutent avec attention les développements futurs.







