Le climat tendu entre le gouvernement et les médecins libéraux semble se détendre. En effet, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a annoncé une renonciation à l'imposition d'objectifs de prescription d'arrêts maladie. Cette décision fait suite à la grève qui a mobilisé de nombreux praticiens du 5 au 15 janvier, suscitant l'adhésion de nombreux professionnels de santé, comme l’a rapporté Le Monde.
Les médecins se sont vivement opposés à cette mesure, considérant qu'elle remettait en question leur autonomie clinique. « Imposer des objectifs de réduction de prescriptions serait une atteinte à notre éthique professionnelle », a déclaré le Dr Martin, un généraliste parisien, lors d’une rencontre avec les syndicats. Ces derniers, représentant une large part des médecins libéraux, se sont félicités de cette concession, qui pourrait marquer le début d'une phase de dialogue constructif.
Cette annonce a également été confirmée par des sources proches du ministère de la Santé, mettant ainsi en lumière la volonté de l'exécutif d'apaiser les tensions. En effet, la colère des praticiens avait atteint son paroxysme, affectant l'accès aux soins pour de nombreux patients. Les jeunes médecins, notamment, expriment leur inquiétude quant à l'avenir de leur profession face à des politiques qui pourraient affecter leur autonomie. L'Express a rapporté que cette renonciation pourrait ouvrir la porte à un dialogue plus fructueux entre le gouvernement et les syndicats.
Pour l'instant, la sécurité sociale n'a pas encore précisé si d'autres mesures seraient mises en place à l'avenir, mais il est clair que cette décision marque un tournant dans les relations entre le gouvernement français et les praticiens de santé.







