Les autorités sanitaires alertent la population sur le risque d'intoxication lié à la consommation de champignons non comestibles. En France, 664 cas d'intoxication ont été reportés en seulement un mois, incitant les cueilleurs à faire preuve de prudence.
Des intoxications en progression
Cette année encore, l’Institut de veille sanitaire (InVS) et la Direction générale de la santé (DGS) insistent sur l’importance de respecter certaines recommandations lors de la cueillette. La majorité des intoxications observées proviennent d'une confusion entre espèces comestibles et non comestibles, entraînant des malaises tels que nausées, diarrhées et douleurs abdominales. Dans les cas les plus graves, de sévères atteintes hépatiques peuvent nécessiter une hospitalisation, voire causer la mort.
Conseils pour une cueillette sécurisée
La cueillette de champignons sauvages n'est pas à proscrire, à condition de suivre des règles simples :
- Ne récoltez que les espèces que vous connaissez parfaitement.
- Ne coupez pas les pieds des champignons pour faciliter leur identification.
- Faites contrôler votre cueillette par un pharmacien ou une association spécialisée.
- Évitez les sacs plastiques, privilégiez un contenant ventilé.
- Ne ramassez pas près de sites pollués et séparez les différentes espèces ramassées.
Pensez également à bien vous laver les mains après la cueillette et à consommer vos champignons dans les deux jours après les avoir conservés au réfrigérateur, uniquement cuits.
Que faire en cas d'intoxication ?
Si vous ressentez des symptômes tels que vomissements ou vertiges après avoir consommé des champignons sauvages, il est crucial de contacter un centre antipoison ou les services d'urgence. N'oubliez pas de déterminer la durée d'incubation, c'est-à-dire le délai entre la consommation des champignons et l'apparition des symptômes, car cela peut indiquer la gravité de l'intoxication.







