La pression des créanciers, majoritairement étrangers, s'intensifie à l'approche des élections, alors que la dette publique affiche un niveau record de 117 % du PIB, combinée à une hausse des taux d'intérêt. Cela soulève des enjeux cruciaux qui seront discutés lors du prochain comité d'alerte des finances publiques à Bercy.
Selon l'Agence France-Trésor, 56 % des créanciers étaient non-résidents à la fin de 2025. Sur un total de 3.500 milliards d'euros de dette, les investisseurs étrangers dominent les créances, dépassant le seuil de 50 %. Cela soulève des questions quant à la stabilité financière du pays et à la manière dont les futurs dirigeants devront naviguer entre la nécessité de rassurer les marchés et les attentes des électeurs.
Une diversité de créanciers
Les créanciers français, bien que présents, représentent une minorité par rapport aux investisseurs étrangers. Parmi eux, se trouvent des compagnies d'assurance (9,6 %), des banques (10,5 %) et divers autres acteurs (22,2 %). Les contrats d'assurance-vie, dont une partie importante est investie en obligations souveraines, sont également des acteurs clés dans la gestion de la dette.
Cette structure de dettes suscite des préoccupations, et plusieurs personnalités politiques s'engagent déjà à établir un plan de réduction du déficit. Edouard Philippe, par exemple, insiste sur la nécessité d'un calendrier pour assainir les finances publiques, tandis que d'autres, comme Eric Coquerel, s'inquiètent d'une approche jugée trop frugale.
L'impact sur les candidats à la présidentielle
Alors que les candidats commencent à se positionner, leur adhésion ou non à des politiques jugées « pro-marchés » pourrait influencer leur acceptation par les investisseurs. Selon un expert des marchés obligataires, « certains candidats pourraient apparaître moins favorables, ce qui pourrait susciter des tensions sur les écarts de taux d'intérêt avec d'autres pays ». Si LFI prenait les commandes des sondages, cela pourrait inévitablement augmenter les taux d'emprunt, aggravant ainsi la charge d'intérêts de la dette.
Une dette solide en surface
Malgré ces incertitudes, la perception de la dette française reste relativement stable. Mabrouk Chetouane, de Natixis IM, affirme que « la dette est solide et sur-souscrite », ce qui signifie que la demandepour des titres de créance dépassent l'offre. Toutefois, la question demeure : comment les candidats à la présidentielle répondront-ils aux inquiétudes d'un electorate préoccupé par l'avenir économique du pays ?







