Le capitaine de l’équipe de France, Kylian Mbappé, a riposté ce lundi 6 juillet à des propos racistes émis par la sénatrice paraguayenne, Celeste Amarilla. L’incident a choqué le président français ainsi que le gouvernement du Paraguay, incitant la Fédération française de football (FFF) à agir en justice.
Suite à la victoire de la France contre le Paraguay lors de la Coupe du Monde, Amarilla a partagé sur X un message raciste visant Mbappé. En réponse, le joueur a qualifié la sénatrice de "femme méprisable," affirmant qu'elle est indigne de son rôle.
Rappelons que la sénatrice avait déclaré : "Cet abruti n’a même pas appris à écrire" et d'autres propos dégradants qui ont suscité une vive réaction de l’attaquant du Real Madrid.
"Vous êtes indigne de votre fonction, et par vos paroles, vous ternissez l’image du Paraguay, un pays de passion et d’honneur. Votre racisme décomplexé a effacé les efforts de vos joueurs durant la Coupe du monde", a écrit Mbappé sur son compte X.
Soutiens politiques en France comme au Paraguay
Emmanuel Macron a rapidement exprimé son soutien à Mbappé, saluant sa "dignité" face à des "mots qui salissent". Le gouvernement paraguayen a également réagi avec un communiqué exprimant sa désapprobation face aux déclarations de la sénatrice, considérées comme contraires aux valeurs de leur pays.
Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a également condamné ces propos lors d’une publication sur Instagram, soulignant l’importance de lutter ensemble contre le racisme, comme l’a rapporté Franceinfo.
Poursuite judiciaire lancée par la FFF
La Fédération française de football (FFF) a pris position en dénonçant les remarques de Celeste Amarilla comme "délictueuses et condamnables", procédant à un signalement au parquet pour des poursuites judiciaires. Le président de la FFF, Philippe Diallo, a affirmé son soutien à Mbappé et a rappelé que ces accusations portent atteinte à l’honneur de la France.
Marina Ferrari, ministre des Sports, a condamné fermement les attaques racistes visant Mbappé, les qualifiant d'indignes, surtout venant d'une élue. "Nous ne resterons pas silencieux", a-t-elle déclaré.







