Le maire du Havre et candidat du parti Horizons, Édouard Philippe, a déclaré ce mercredi sur RTL qu'il «n'est pas né écologiste», mais qu'il se sent capable de «devenir» un acteur engagé dans la lutte contre le changement climatique. Il a reconnu que son communiqué coïncidait avec les récents défis que la France a dû affronter, notamment les canicules.
Philippe a observé que «la France a pris du retard» dans l'adaptation à ces nouveaux enjeux, ajoutant qu'un «changement radical» de mentalité est nécessaire. Il a relevé qu’il avait pris conscience, «il y a une dizaine d’années», de l'urgence de protéger notre planète. Son premier grand meeting se déroulera ce dimanche à l’Adidas Arena, où il espère galvaniser ses soutiens autour de sa vision écologique.
La nécessité d'un changement de cap a été soulignée par Philippe, qui a évoqué ses expériences en tant que maire. Le Havre, en particulier, doit changer ses méthodes de construction pour s'adapter aux exigences climatiques actuelles : «Quand on construit des écoles, nous avions pour objectif de maximiser la lumière et la chaleur pendant l’hiver, puisque nous sommes en Normandie. Mais face aux températures élevées, il est devenu évident qu'il fallait repenser notre architecture car la chaleur dans les salles de classe était insupportable», a-t-il dit, reconnaissant un «retard» dans ce domaine.
Selon plusieurs experts, dont ceux cités dans des analyses pour Le Figaro, les défis climatiques nécessitent une action collective et des investissements conséquents. La prise de conscience de ces enjeux s'avère cruciale pour l'avenir de la France, à la fois dans les politiques publiques et au niveau local.







