Les tensions croissantes au sein du Rassemblement National (RN) entre Marine Le Pen et Jordan Bardella concernant la potentielle démission de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, font l'objet d'une controverse jugée « artificielle » par plusieurs figures du parti. Le député RN Jean-Philippe Tanguy a exprimé sur RTL que ces débats ne semblent guère intéresser l'électorat, déclarant : « Tout ça est très artificiel et sincèrement, je trouve ça un peu dommage. »
D'un autre côté, le député Laurent Jacobelli a affirmé sur TF1 que Darmanin aurait dû démissionner pour des raisons d'honneur. Il a relayé la position de Marine Le Pen, qui a déclaré que demander sa démission ne serait pas judicieux : « Ça ne servirait à grand-chose ». Cette divergence d'opinion soulève des questions sur la direction que pourrait prendre le RN à l'approche des élections.
Les voix du parti se divisent
Selon Jacobelli, la coordination entre Le Pen et Bardella est essentielle, même si leurs déclarations semblent contradictoires. Il a mentionné que le duo « fixe la ligne ensemble », tout en notant que les propos tenus n'étaient pas en opposition. Le vice-président de l'Assemblée, Sébastien Chenu, sur France Inter, a souligné que la démission de Darmanin pourrait certes être bénéfique, mais que cela n'entraînerait pas de changement significatif dans la situation actuelle.
Jordan Bardella, lors d'une conférence de presse à Bruxelles, a affirmé que « le chef de l’administration, c’est-à-dire le ministre de la Justice, aurait dû présenter sa démission », mais sans impliquer une faute personnelle. En revanche, Marine Le Pen a insisté sur le fait qu’un changement au sein de l’exécutif est nécessaire, affirmant que ce n'est pas le moment de tirer la sonnette d'alarme.
Cette discordance dans les positions de Le Pen et Bardella survient alors que l’équipe dirigeante du RN se prépare pour un séminaire important qui pourrait être influencé par ces débats internes. Alors que ces tensions se cristallisent, elles rappellent les réformes en cours au sein du parti d'extrême droite à l'orée des prochaines élections présidentielles.







