« Trop d’accidents, trop de nuisances, trop d’abus ». Au cœur de l’actualité bruxelloise, la décision d'interdire les trottinettes électriques en libre-service en 2027 est désormais officielle. Cette annonce a été réalisée sur les réseaux sociaux par Boris Dilliès, le chef du gouvernement régional. Bien que controversée, cette initiative s'inscrit dans une tendance observée dans plusieurs grandes métropoles européennes, comme Paris, qui a été pionnière en interdisant ces deux-roues en libre-service après un vote populaire en 2023.
Une hausse « inquiétante » des accidents
Le souci croissant de la sécurité routière a conduit le gouvernement bruxellois à agir. En 2025, 666 personnes ont été blessées dans des accidents liés aux trottinettes électriques, une augmentation alarmante de 26 % par rapport à 2024. En réaction à cette situation, Bruxelles rappelle que des événements similaires ont également eu lieu à Madrid et Prague. Les autorités locales invoquent également la problématique des trottinettes mal stationnées et leur utilisation à des fins criminelles, comme le souligne plusieurs rapports de la RTBF.
Par ailleurs, les opérateurs actuellement en place, tels que Bolt et Dott, voient leurs licences expirer à la fin de l'année 2026, rendant leur modèle économique obsolète. Bien qu’ils aient exprimé leur désaccord face à cette interdiction jugée « brutale », des discussions sont en cours pour permettre une transition vers le maintien des vélos en libre-service, jugés moins périlleux pour la sécurité des usagers.
Face à cette décision, le syndicat ACV-CSC a également critiqué le risque de perte de 60 emplois au sein de Dott et a déclaré que la majeure partie des travailleurs concernés est peu qualifiée, rendant leur réinsertion professionnelle d'autant plus complexe.
Le débat demeure ouvert, entre sécurité routière et mobilité douce, alors que Bruxelles se dirige vers des alternatives pour ses citoyens, dans un contexte européen de réévaluation des moyens de transport urbains.







